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thématique : Sai Baba et les problèmes du monde

le sens de a souffrance

source "Chemins vers Dieu"

Le sens de la douleur

1. Un signe pour évoluer

La souffrance est le signe que quelque chose va mal. Lorsque nous ressentons de la douleur physique, nous savons que nous avons été blessés ou que nous sommes malades. Cette alerte nous demande de rechercher la cause et de réparer les dégâts. La souffrance mentale ou émotionnelle est également l'indication d'un besoin. Elle nous incite à modifier nos attitudes et nos idées. Notre état naturel est la joie. Personne ne s'étonne quand un bébé est heureux, mais lorsqu'un bébé pleure, nous accourons pour découvrir et écarter la cause de ses pleurs.

La souffrance est un rappel nous invitant à presser le pas, jusqu'à ce que nous atteignions le but qu'est la réalisation de Soi. Lorsque nous manquons à ces objectifs spirituels, la souffrance nous rappelle que nous n'avons pas encore découvert notre véritable nature faite de joie et de sagesse. La souffrance est l'aiguillon qui nous fait prendre le chemin spirituel et nous maintient actifs dans la pratique spirituelle. Elle nous enseigne les leçons de la sagesse baignée d'amour et de la compréhension imprégnée de compassion. Elle imprime en nous le besoin de se sentir fort et courageux. La souffrance est une douleur qui comporte un but , elle nous incite à chercher la réalisation de notre divinité avant qu'il ne soit trop tard.

C'est la grâce; ceux qui souffrent ont ma grâce. C'est uniquement par la souffrance qu'ils seront persuadés de devoir s'intérioriser et s'interroger. Sans ce regard tourné vers l'intérieur et sans cette interrogation, ils ne pourront jamais éviter la souffrance.

Les causes de la souffrance il existe en Inde une méthode fort simple pour attraper les singes. On place une banane dans un grand pot avec un goulot étroit. Un singe, curieux, viendra examiner le pot. Lorsqu'il découvre le fruit à l'intérieur, il tend son bras afin de le saisir. Tenant la banane, il ne lui est plus possible de retirer sa main par le col étroit du pot. Esclave de sa gourmandise, l'infortuné singe ne lâchera pas le fruit même au prix de sa capture. Nous sommes comme ce singe lorsque nos mauvais désirs nous retiennent. Nous sommes avides d'un trésor matériel, mais à la longue, notre insatiable désir ne nous apporte que la souffrance. Le désir égoïste nous empêche d'être satisfaits de notre sort. Il nous empêche de réaliser notre véritable nature divine. Nous gardons devant les yeux des images tentantes et souffrons par la suite parce que nous ne pouvons les atteindre. Le désir tient notre esprit sans cesse en mouvement. Cela ne nous laisse aucune opportunité de trouver la paix.

Les êtres souffrent parce qu'ils ont toutes sortes de désirs déraisonnables qu'ils s'efforcent de combler et qu 'ils n 'y parviennent pas. Ils accordent trop de valeurs au monde matériel des objets. C'est uniquement lorsque votre attachement augmente que vous ressentez de la douleur et du chagrin.

La souffrance résulte également de nos mauvaises actions passées. Ayant traversé plusieurs vies dans l'ignorance des principes spirituels, nous avons amoncelé beaucoup de karma. Les conséquences de ces actions antérieures nous poursuivent comme une dette impayée. Par négligence ou mauvaises intentions, peut-être avons-nous accru la souffrance d'autrui et, dans cette vie même, nous en subissons les conséquences. Lorsque la dernière bûche a été jetée au feu, celui-ci continue de brûler encore un peu. Mais lorsque nous parvenons au détachement, nous ne sommes plus affectés par la chaleur. Généralement, la souffrance ne provient pas des événements extérieurs, mais de notre attachement aux résultats. Deux personnes souffrant du même mal en seront affectées très différemment.

Frappez d'une pierre le fruit vert du tamarinier et vous abîmerez la pulpe à l'intérieur, mais frappez un fruit mûr et voyez ce qui se passe. La coquille extérieure sèche tombe; mais rien n'affecte la chair du fruit ni la graine. De même, l'aspirant arrivé à maturité ne ressent pas les coups du sort ou de la fortune; c'est l'homme immature qui se sent blessé par chaque coup. La joie et la souffrance sont des compagnes inséparables. Toutes deux sont des conséquences naturelles de l'attachement que nous maintenons aux objets de nos désirs. Lorsque nous obtenons les choses que nous voulons, nous sommes heureux. Si nous ne les obtenons pas, nous sommes tristes. Lorsque nous acquérons la paix intérieure, nous ne sommes plus touchés par les hauts et les bas de l'existence. Nous atteignons alors la paix spirituelle, qui n'est cou ditionnée par aucun désir de prospérité terrestre. Avec le temps, nous apprenons à accepter la joie et la peine avec équanimité. Ainsi, évitons-nous la souffrance inutile.

La joie et la peine sont l'endroit et l'envers de la même expérience. La joie vient lorsque cesse la peine; la peine vient lorsque cesse la joie. Quand vous invitez un aveugle à un repas, vous devez disposer deux assiettes sur la table, car il arrive chez vous accompagné d'un autre homme qui le guide. Ainsi, la peine et la joie sont d'inséparables compagnes.

3. Épreuves destinées à notre caractère

Nous admirons ces vieux arbres noueux qui poussent sur des sommets enveloppés de nuages ou sur des plages caressées par les vagues. Leurs branches tordues et leur écorce patinée offrent un tableau évoquant le courage et l'aspiration. Leurs racines transpercent une terre aride, lui arrachant à l'aide de leurs griffes une vie dont les débuts furent quasi désespérés. Nous respectons ces arbres robustes bien plus que les jeunes arbres choyés des vallées fertiles.

Et cependant, nous recherchons le confort pour nous-mêmes. Nous sommes irrités par les successions de coups et de douches froides qui laissent de profondes traces dans notre expérience personnelle. Nous rejetons les épreuves qui sont là précisément pour nous forger un caractère unique. Mais nous devons affronter de tel les épreuves. Nos réactions face aux situations difficiles nous permettent de contrôler l'empressement à fouler le chemin spirituel. La façon dont nous nous accommodons de la joie et de la souffrance est la preuve de ce que nous avons appris et démontre la force que nous avons acquise.

Les épreuves constituent une partie naturelle et nécessaire de ce voyage qui se déroule sur le fil du rasoir. Sans épreuves, nous serions incapables de prouver notre mérite. C'est seulement en passant des tests que nous pouvons accéder à un stade supérieur. Dans sa sagesse, Dieu ne nous permet pas d'être diplômés d'un certain niveau sans avoir vérifié si nous étions aptes à poursuivre les étapes suivantes. Une progression trop rapide vers les leçons d'un niveau supérieur ne ferait que créer la possibilité d'une chute ultérieure.

En tant qu'étudiants, vous savez fort bien que l'université a prescrit certains examens à l'issue de chaque année académique. Pensez-vous que ce système a été mis en place pour vous persécuter, pour vous mécontenter? Vous savez que les examens sont établis pour que vous puissiez avancer! l Dieu met à l'épreuve les yogis, les aspirants et les étudiants dans l'unique but de les faire avancer.

Lorsque nous traversons des situations difficiles, peut-être avons-nous le sentiment que Dieu ne voit pas notre condition. En fait, c'est dans de tels moments que Dieu nous observe avec le plus d'attention. Il nous donne l'opportunité de montrer notre courage et notre force d'âme. Il nous regarde attentivement afin d'évaluer notre foi en présence des obstacles. Si nous voulons que des tâches plus élevées nous soit confiées, notre force doit d'abord être testée pour qu'aucune catastrophe ne se produise plus tard.

Dieu se peut que notre douleur augmente lorsque nous progressons plus rapidement au travers des «leçons» que nous recevons. Ceci est particulièrement le cas pour les «proches fidèles», considérés comme des exemples des enseignements de Sathya Sai Baba. Chacun d'entre nous doit avoir un niveau de conduite élevé et y faire honneur. Un dévot idéal tel que Prahlâda a souffert pour offrir une leçon de foi et de dévotion aux autres. Ce dévot révèle la valeurs du chemin spirituel en développant l'équanimité. Si nous ne réussissons pas à donner l'exemple des idéaux élevés que nous épousons, notre punition sera sévère, car le Seigneur accorde un intérêt particulier à notre progrès et ne se contentera pas d'un progrès mineur.

Ceux qui sont en apparence «éloignés» de Swami, Swami leur parle, mais pas aussi sévèrement qu 'à ceux qui sont «proches». Les gens jugent Swami d'après les fidèles «proches» de lui; c'est pourquoi ces derniers doivent avoir un comportement exemplaire.

Le Seigneur ne donne pas à ses fidèles plus de souffrance qu'ils ne peuvent en supporter. Il les protège et nourrit les fidèles sur la voie. Quelle que soit la souffrance qui puisse survenir, elle ne sera pas au-delà de ce que le dévot peut endurer. Le Seigneur s'est engagé au progrès de Ses chers fidèles.

Dieu protège Ses fidèles. Ses fidèles Lui sont proches et chers et II les conduit en toute sécurité à travers la vie. Seule la paix intérieure confère une joie permanente. Les plaisirs passagers du monde matériel n'apportent pas de satisfaction durable. On doit faire des efforts pour découvrir la source de la confiance en soi et du détachement qui nous conduira vers une spiritualité plus haute. Notre enthousiasme d'aujourd'hui doit se développer en une pratique régulière. Un effort régulier face à tous les obstacles nous garantit la victoire. Les difficultés rencontrées sur la route doivent être accueillies comme des moyens d'obtenir l'amour de Dieu et de prouver notre capacité à atteindre des buts plus élevés.

Vous ne devriez pas vous laisser submerger par les difficultés et les chagrins, les doutes et les déceptions. Vous devez avoir la foi. Ayez confiance en vous-mêmes et luttez pour bien comprendre la nature de l'amour de Dieu. S'assurer de cet amour est le but sacré de la vie humaine.

Une vie facile et sans douleur ne nous apporterait que peu de satisfaction. Nous ne connaîtrions jamais le combat vivifiant pour l'accomplissement, ni les joies pétillantes de la découverte. Bien que la souffrance ne soit pas une vertu et que nous ne devions pas la rechercher, elle nous aide cependant à comprendre la suprématie de l'esprit et l'illusion du matériel. Peut-être ne devrions-nous pas écarter aussi rapidement l'adversité, car c'est seulement par la souffrance que nous réalisons la douleur de l'attachement et le bonheur parfait de se comprendre soi-même.

Croyez-vous que je vous confronterais à la douleur s'il n'y avait pas de raison à cela? Ouvrez votre cour à la douleur, comme vous savez le faire pour le plaisir, car telle est ma volonté, cette douleur que j'ai forgée pour votre bien. Accueillez-la comme un défi à relever. Ne vous en détournez pas. N'écoutez pas votre mental, car «mental» n'est qu'un autre mot pour «besoin». Le mental engendre le besoin; il s'est manifesté comme étant ce monde, car il avait besoin de lui. Tout cela fait partie de mon plan: vous amener - par les tiraillements engendrés par vos besoins insatisfaits - à écouter ma voix qui, lorsqu'elle est entendue, dissout l'ego et avec lui le mental.

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