« Ne me considérez pas comme quelqu'un d'éloigné mais comme quelqu'un de très proche de vous. Exigez, réclamez, sollicitez Ma grâce. Ne me glorifiez pas, ne me louez pas et ne vous avilissez pas. Apportez moi votre cour et gagnez Mon coeur. Pas un seul d'entre vous ne m'est étranger. Apportez moi vos promesses et je vous donnerai Ma promesse. Mais assurez vous auparavant que votre promesse est authentique, sincère et que votre coeur est pur. Cela suffit. »
Question (63-3 ): Vous avez dit que toute la surface du corps du Christ était meurtrie ou blessée au moment de sa crucifixion. Est ce que seul le corps était torturé à ce moment là, l'âme étant hors du corps, ou le Christ souffrait il vraiment, prenant sur lui la totalité de la douleur ?
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Voici quelques extraits de l'ouvrage «  en quête du divin  » , de John Hislop , extraits choisis sous forme de.. questions... encore ! le chiffre entre parenthèses renvoie au numéro de la page du livre .... le titre original de l'ouvrage est « Seeking divinity », talks by Dr . John Hislop . Cet ouvrage constitue une série de conférences données entre 1985 et 1995 . Ce qui suit est une sélection de quelques questions posées à la fin de ces conférences.

EN QUÊTE DU DIVIN

Question : (17) Qu'en est il de l'amour et de la haine, et de toutes ces énergies négatives dans le monde. Comment peut on dire qu'elles sont le Seigneur ?

Hislop : Vous pourriez demander, en quoi la dureté avec laquelle  vous vous cognez un orteil contre une pierre a t elle quelque chose à voir avec le Seigneur ? Elle fait naturellement partie du monde objectif Swami et les sages anciens expliquent aussi que la création entière est le jeu du Seigneur, le leela du Seigneur. S'il n'y avait pas de méchants dans cette représentation, elle ne serait pas très intéressante et les gens ne l'apprécieraient pas. En outre, Swami dit que le Seigneur utilise les mêmes stratagèmes que le berger qui, parce qu'il garde un troupeau, a recours à des chiens loups féroces pour courir après les moutons, leur mordiller les pattes et la croupe afin de les pousser, pour la nuit, dans l'enclos protégé sans lequel ils seraient la proie des coyotes et des loups.

Swami explique que, de la même manière, seule la souffrance nous stimule et nous pousse finalement à nous poser des questions profondes sur nous mêmes et sur la vie. Si dans le monde, nous pouvions profiter de la crème glacée, de la musique, des voyages, de la boisson, de la cigarette, de tout cela, et ne jamais avoir mal au ventre ni souffrir d'aucune autre douleur, pourquoi voudrions nous le Seigneur ? Pourquoi aurions nous envie de nous tourner vers Dieu ? Personne de sensé ne le ferait. C'est la souffrance et la douleur qui finalement nous poussent à nous poser des questions et nous font dire qu'il y a peut être quelque chose d'autre au delà de cette misère.

A présent, votre question est : « Comment ces mauvaises habitudes commencent t elles ? » Eh bien, c'est très facile de voir comment elles commencent. Vous pouvez regarder en vous, dans votre propre vie, dans votre passé et découvrir quand vous avez parfois mal agi. C'est le début de la malveillance. Vous avez mal agi. Vous l'avez fait à un certain moment, mais maintenant vous ne le feriez pas. Pourquoi cela ? Parce que vous étiez ignorant quand vous l'avez fait. Aujourd'hui vous en savez plus alors vous ne le referiez pas. Ainsi, si vous pouvez sentir les mauvaises actions surgir en vous, alors vous pouvez facilement comprendre l'origine de tout le mal dans le monde. Une action malveillante est toujours accomplie par des individus comme vous et moi. Voilà l'origine du mal.

Qu'est ce qui mettra fin au mal ? Le mal ne finirai jamais complètement parce que la vie nouvelle se manifeste constamment. C'est sans fin. Ce qui n'a jamais connu de commencement ne connaîtra jamais de fin. Mais vous pouvez vous en affranchir, vous pouvez vous sauver vous mêmes.

Je peux me sauver moi même en m'éveillant et en observant ce que je fais, en posant des questions à ce sujet, et en discutant avec les autres, jusqu'à ce que j'arrive à une sorte de compréhension de ce qui ne va pas et ce que l'on peut faire. Ensuite, nous pouvons aller travailler avec ardeur et nous transformer de façon à ne plus accomplir des actes qui provoqueront une nouvelle naissance et encore des difficultés. Swami explique que chaque action que nous accomplissons en pleine conscience s'accompagne de réactions subtiles, provoquant ainsi une nouvelle naissance parce que l'action n'est pas terminée. Notre réaction à l'action doit inévitablement s'accomplir

C'est pourquoi les gens comme nous ont énormément de chance d'avoir entendu parler de Sathya Sai Baba qui nous a clairement transmis ces enseignements. Regardez ces millions de personnes de par le monde qui n'ont jamais entendu parler de Swami ou qui n'entendront jamais parler de lui et qui ignorent tout de cela.

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Question : (18) vous avez expliqué que nous créons nos propres mauvaises actions , mais qu'en est il des actions causées par l 'environnement ou liées à la nature ?  il m'est difficile de comprendre comment une société, disons, de cent mille personnes pourrait être à l'origine d'un effet karmique qui entraînerait une catastrophe naturelle qui les ferait disparaître ? Comment cela peut il se produire ?

Hislop : Swami affirme que les actions conscientes s'accompagnent de réactions subtiles. Il explique que ces réactions subtiles provoquent des catastrophes naturelles telles que les sécheresses, les tremblements de terre, les ouragans et les innombrables massacres qui se sont produits de par le monde. Des personnes sont effectivement venues de différents lieux de l'Inde pour voir Swami en se plaignant amèrement du fait qu'il n'avait pas plu sur leurs terres depuis longtemps et qu'ils souffraient tous de la faim à cause de cette sécheresse. Swami leur répondit qu'il ne pleuvait plus parce qu'ils avaient arrêté de prier Dieu. « Rentrez chez vous et priez le Seigneur selon les anciennes coutumes. » C'est ce qu'ils ont fait et les pluies sont revenues. Tout ceci se produit dans le royaume invisible du mental.

Question : (19-1 )Dans votre ouvrage, dans le chapitre consacré au seva, au service désintéressé, vous présentez un débat au sujet de deux formes de service : le service à soi-même et le service aux autres. J'ai été stupéfait d'y lire que Swami dit que Dieu est reconnaissant envers celui qui accomplit Son travail. J'ai été ébahi de penser que Dieu me serait reconnaissant de l'aider J'aimerais que vous éclaircissiez ce point.

Hislop : Dieu est évident. Il s'est manifesté lui même. Dieu se manifeste à travers vous, avec toutes vos particularités. Il se manifeste à travers cette dame avec toutes les caractéristiques qui lui sont propres. Toutes les combinaisons et variantes possibles sont exprimées ici ou là de par le monde. La diversité des personnalités est prodigieuse.

Swami s'est attribué un rôle dans la pièce du : « Jeu Divin de la vie ». Le Seigneur se manifeste en tant qu'Avatar pour certaines raisons. Swami, dans ce corps en tant qu'Avatar, est limité en gros à vingt quatre heures par jour. Il ne peut les démultiplier. Comme le directeur de n'importe quelle entreprise, Dieu a besoin d'assistants, de chefs de service , d'éditeurs, etc. Swami explique que c'est pour cette raison que le titre complet du spectacle est : « Dieu et ses assistants oeuvrant à l'amélioration de l'humanité. » Le but de Swami consiste à élever le niveau de conscience de l'humanité. Comme n'importe quel directeur, Swami est reconnaissant de l'aide qu'on lui donne pour accomplir sa tâche. Mais, sa reconnaissance a bien plus de signification que la reconnaissance de l'entreprise pour laquelle vous travaillez, parce qu'il peut vous accorder sa grâce et toutes sortes de choses merveilleuses peuvent se produire.

C'est très simple. Faites les choses qu'il vous dit de faire, aidez ses créatures qui sont dans le besoin, purifiez votre mental et votre cour, observez et expérimentez votre ego et prenez conscience que vous n'êtes pas l'ego. Voici les choses qui aideront Swami à élever la conscience de l'humanité afin d'éviter la destruction du monde par les forces du mal qui le menacent.

 

Question : (19-2)Vous décrivez la voie de la dévotion et la voie de la connaissance comme si elles s'excluaient l'une l'autre et pourtant la dévotion sans discernement semble aussi stérile que le discernement et la connaissance sans dévotion. On dit dans les Védas que la dévotion évolue en sagesse et le sagesse en dévotion. Ne doit on pas cultiver les deux simultanément ?

Hislop : Oui, il est vrai que même dans la voie de la connaissance, la dévotion devrait être présente. De la même manière un fidèle pur pourrait il ne pas obtenir une étincelle de connaissance ? Bien sûr que non. Au fur et à mesure qu'il s'approche de Dieu et qu'il prend conscience de l'unité du Soi avec les autres « Soi », il est déjà sur la voie du discernement et du détachement. C'est simplement qu'au moment où nous nous engageons sur la voie, comme nous le sommes tous dès à présent, l'accent majeur devrait être mis sur une voie ou sur l'autre.

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Question (20.1) : Pourriez vous dire qu'une voie est émotionnelle et l'autre mentale ? Est ce ainsi que vous les décririez ?

Hislop : Je dirai plus que mentale parce que l'on est aussi détaché de son mental. Si vous suivez la voie du détachement, alors tout ce que vous pouvez percevoir ou appréhender est différent de vous, parce que vous établissez instantanément la distinction entre celui qui observe et ce qui est observé. Vous êtes l'observateur. Par conséquent, si vous observez votre mental en train de travailler, il ne peut pas être vous . Vous mettez le mental de côté et vous y renoncez. Vous êtes le témoin de votre intelligence au travail, même si vous êtes souvent insatisfait de ses résultats. Vous l'observez travailler et par conséquent vous savez qu'elle n'est pas vous. Vous n'êtes pas l'intelligence, alors mettez la de côté. Vous n'êtes certainement pas non plus ce corps que vous voyez puisque vous l'observez tout le temps. Donc la voie du détachement ou de la connaissance apparaît ainsi comme une voie de la négation : pas cela, pas cela, pas cela. Quand tout a été mis de côté, on peut alors se demander si ce qui reste et ne peut être écarté est la réalité.

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Question (20-2)  Si Swami est divin comment peut il prendre sur lui les maux de ses fidèles tels qu'une paralysie ou l'appendicite comme il l'a fait par le passé ?

Hislop : La question est, comment Swami a t il pu souffrir d'une paralysie et de tous ces maux qui sont survenus beaucoup plus souvent que quiconque ne peut l'imaginer. Comment ces maux peuvent ils survenir chez un être qui n'est pas soumis à l'illusion de l'identification à l'ego mais se sait être le Divin Omniprésent ?

Swami sait qu'il est votre réalité. Il le sait puisqu'il est vous. Certains disent: « Ne dites pas cela à Swami. » Mais il sait tout ce que vous faites et par conséquent vous ne pouvez rien lui cacher. Swami explique tout cela en affirmant qu'il aime ses fidèles parce qu'ils sont lui même. Il se voit lui même dans ses fidèles. On pourrait dire que l'amour est le fondement de la création parce que la création débute à deux, entre « l'autre » et moi. L'amour constitue par conséquent la base de la création, la création étant dualité. Swami raconte : « J'étais tout seul. J'étais seul et je voulais quelqu'un d'autre que je pourrais aimer et qui m'aimerait. » Il affirme qu'il aime tout le monde, qu'il aime la personne la plus méchante et la plus abominable plus que vous même n'aimez votre frère chéri. Lorsque l'un de ses fidèles, qu'il se reconnaisse en tant que fidèle ou non, est sur le point de traverser une dure épreuve qui n'est pas irrémédiablement liée à son karma, Swami peut alors prendre la souffrance sur lui et sauver son fidèle. Il dit que bien souvent le fidèle n'en a même pas connaissance. La calamité est déviée avant que le fidèle n'en prenne conscience. Swami en accepte consciemment les conséquences et il survit car rien ne peut anéantir son corps.

Question (21) : Pourriez vous nous raconter l'histoire de votre maladie ?

Hislop : Swami octroie aussi de la vie en plus. L'épouse du docteur Bhagavantham annonça à Swami : « Swami, je ne veux pas mourir avant d'avoir assisté à ton cinquantième anniversaire. » Swami répondit alors : « Bien, ne t'inquiète pas, ne t'inquiète pas. Pourquoi parles tu de mourir ? » Elle a vécu ainsi jusqu'à l'anniversaire puis elle a dit à Swami : « Swami, maintenant, je suis prête à mourir. » Swami répondit : « Ce sont des propos insensés. Et ton mari ? » Elle répondit : « Mon mari ne m'intéresse pas, seul Dieu m'importe. » Swami répondit : « Non, non, va maintenant vivre à Madras avec ton fils, va voir le nouveau né. » Elle s'y rendit, vit l'enfant et, sur le chemin de l'aéroport, son fils remarqua qu'à l'arrière de la voiture, plus personne ne parlait. Il se retourna : sa mère était morte. Swami m'expliqua : « Tu sais, sa vie naturelle était arrivée à sa fin avant mon cinquantième anniversaire mais je lui ai octroyé une période de vie supplémentaire. »

De la même manière, ma prostate a subitement grossi et a bouché l'urètre. J'ai été emmené à l'hôpital de Bangalore où, l'opération ayant été bâclée, mon état a empiré. Swami a affirmé : « Je ferai appel au meilleur médecin de l'Inde. » Ce « meilleur » médecin m'examina et annonça : « Je n'opérerai pas cet homme. Pourquoi entacher ma réputation, il va mourir. » Swami répondit : « Ne t'inquiètes pas, je m'occuperai de tout. » Alors le médecin se décida à opérer.

Toute cette farce m'avait rendu perplexe dans la mesure où Swami aurait pu remédier à la situation d'un simple mouvement de la main au moment où mes problèmes ont commencé. Pourquoi m'a t il fait passer par des jours d'agonie extrême ? Je ne savais pas si j'allais m'en sortir ou pas. Mais finalement j'ai compris. J'ai dit à Swami : « J'ai finalement réussi à comprendre. C'était la fin de ma vie naturelle, Swami m'a laissé aller jusqu'au bout et m'a octroyé une période de vie supplémentaire ». Swami m'a répondu : « Oui, Hislop, tu as fini par comprendre, c'est exact. »

 

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Question (22-1 ): Pouvez vous détailler votre vision de Baba en tant que Krishna lorsqu'il était assis à l'arrière de la voiture ?

Hislop : Je n'ai vu que son visage et j'étais si fasciné que je n'ai rien regardé d'autre. Je n'ai pas remarqué s'il portait une plume dans les cheveux ou pas. Les deux hommes assis à l'arrière n'ont rien vu, ils ne comprenaient pas pourquoi je dévisageais Swami de cette façon.

Habituellement, lorsque je regarde Swami tout ce que je vois c'est cette puissance qu'il dégage. Il ne m'apparaît pas comme un être humain, il m'apparaît comme Dieu, une puissance inouïe. Soudain, le visage auquel j'étais accoutumé avait disparu et était remplacé par le plus beau portrait qu'il m'ait jamais été donné de voir. Je suis sûr qu'il n'y a jamais eu de tableau ou de reproduction ou quoique ce soit d'autre qui puisse s'apparenter à cette beauté. Lorsque vous voyiez toute cette beauté, ça vous prenait et vous faisait chavirer le cour. Ce phénomène a duré quinze ou vingt minutes, et il a disparu.

 

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Question (22-2 ): Son visage était il bleu foncé ?

Hislop C'est cela, bleu foncé, pas bleu clair. Tout ce que je prononçais fut « Swami, quelle est cette couleur bleue ? » Il répondit : « Oh, ça ! », et il ajouta : « Toute chose dont la profondeur est insondable revêt cette couleur, comme le bleu des profondeurs de l'océan. »

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Question (22-3) : Des millions de personnes sont venues célébrer le 60 ème anniversaire de Sai Baba à Prashanti Nilayam. Elles firent l'expérience de tapas  et d'épreuves extraordinaires. Baba a expliqué cela dans son discours d'anniversaire .- « C'était mon but. Je suis un jardinier J'ai attendu que tout pousse et maintenant je procède à la cueillette et de nombreux fidèles déserteront ». Votre point de vue sur le sujet m'intéresse. Que se passera ? Quelle  fut votre expérience personnelle ?

Hislop : Mon expérience et celle de mon épouse Victoria furent tout à fait similaires à celles de tous. Dès le début Victoria s'était démis une vertèbre et elle a dû passer la majeure partie de son temps au lit. Cela a touché le nerf sciatique et sa jambe a enflé. Elle se remet en ce moment de ce que nous qualifions de « karma de », et celui-ci m'a aussi secoué. Le jour où j'ai quitté , j'ai passé la nuit dans notre bungalow à Brindavan. Pendant la nuit, je me suis réveillé et Je frissonnais de manière incontrôlable. Je n'arrivais pas à arrêter de frissonner. J'avais toutes les couvertures sur moi, mais je continuais à frissonner. J'étais glacé, gelé, et je tremblais violemment. Cela a duré six heures. Dans l'avion de retour aux Etats-Unis ma jambe a enflé. A mon arrivée, je suis allé voir le médecin qui m'a dit : « Vous savez, avant que nous disposions de ces antibiotiques modernes, lorsque quelqu'un avait une infection à streptocoques comme la vôtre, il mourrait tout simplement. » Mon gros orteil était infecté. J'avais dû attraper cela alors que je me rendais au stade, pieds nus. Il ajouta: « La raison pour laquelle vous trembliez si violemment était liée à l'attaque que les streptocoques ont lancée dans votre sang pour vous tuer. Tous les soldats de votre corps ont quitté leur poste pour s'empresser de disperser l'ennemi, et n'ont plus pu, en conséquence, assumer leurs fonctions. Vous avez une constitution solide alors vous avez survécu. »

Comme vous pouvez le constater, j'ai vécu une expérience similaire à la vôtre. Maintenant, on peut s'interroger sur la raison de ces expériences. il y a deux ans, Swami m'a expliqué que son soixantième anniversaire marquerait un grand changement dans la vie de l'Avatar. Il a ajouté que chaque mouvement de l'Avatar est prédéterminé. En fait, tout est prédéterminé, aussi fortuit et transitoire que cela puisse paraître.

Il précisa que chaque Avatar passe par les mêmes étapes, les mêmes changements, à l'âge de seize ans, trente deux ans, quarante huit ans, soixante ans etc. et qu'à soixante ans ce changement est important. Il a expliqué que, de la même manière qu'un vent fort se lève au moment de la moisson et disperse l'ivraie pour ne conserver que le bon grain, un grand vent se lève en ce moment et balayera de très nombreux fidèles. Seuls les bons grains resteront. Par conséquent, si vous êtes encore là, c'est que vous êtes un bon grain.

 

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Question (25 ) J'ai deux questions. Est ce que la réalisation totale est aussi merveilleuse que la présence de Swami ? Swami m'a aussi personnellement fait comprendre la différence entre sa présence physique immédiate et son omniprésence. Je souhaiterais que Swami vienne chez moi, vive avec moi, et j'aimerais bénéficier de sa présence physique immédiate pour le restant de mes jours, Je me demandais comment concrétiser ce souhait.

Hislop : Est ce que la réalisation est aussi agréable et merveilleuse que la présence immédiate de Swami ? Quand il vous tape dans le dos, qu'il passe sa main dans vos cheveux et s'amuse à vous décoiffe ou qu'il vous fait un magnifique sourire et que vous vous sentez si heureux, y a t il quelque chose de supérieur à cela ? De nombreuses personnes pensent que non. Elles disent : « Je préférerais être l'abeille butinant le miel des fleurs, plutôt que la fleur elle même. »

La réponse est « Non » parce que lorsque vous voyez Swami et que vous éprouvez cette joie profonde, cela reste une expérience, n'est ce pas ? C'est une joie que vous expérimentez mais elle ne dure pas. C'est merveilleux, et puis plus rien. Pendant un moment le mental, paisible et calme, expérimente la béatitude du Soi et se délecte de l'expérience.

Puis le mental redevient actif et vous êtes à nouveau dans le monde. Satchitananda - être, conscience, béatitude, c'est à dire notre nature ne se limite pas à une expérience. Nous n'expérimentons pas la totalité de notre nature, seulement « être » et « conscience » mais pas « béatitude ». Nous ne nous connaissons pas nous mêmes. Pourquoi ? Parce que le mental et les désirs nous éloignent de notre véritable identité. Si quelqu'un veut se connaître, il doit constamment se concentrer sur lui même jusqu'à ce que le Soi lui soit révélé. Lorsque l'on est libéré, toute expérience est Dieu. Le ruisseau descend de la montagne, traverse les vallées et rejoint l'océan. L'eau demeure, elle fait partie de l'océan, mais l'identité du ruisseau a disparu, n'est ce pas ? Le ruisseau ne peut être reconstitué dès lors où l'eau se jette dans l'océan. De la même façon, avec la libération, l'individualité Hislop n'existe plus, la conscience qui le vitalisait s'est fondue dans la conscience totale.

Pour illustrer cela, prenons une bouteille posée sur le sol. Il y a de l'espace tout autour d'elle, ainsi qu'à l'intérieur, n'est ce pas ? Tant que la bouteille existe, à l'intérieur l'espace prend la forme de la bouteille, mais lorsque la bouteille se casse, l'espace intérieur est exactement identique à l'espace extérieur infini. Il n'y a plus aucune différence.

C'est ce qui arrive lorsque vous atteignez la libération, la réalisation du Soi. Ce n'est pas le contenant mais l'individu qui a disparu, et vous êtes l'immensité. Vous êtes la béatitude, parce que c'est ce que vous êtes. Vous êtes Dieu. Vous êtes le divin : être, conscience, béatitude. Ainsi la différence se situe entre « être » et « expérience ».

A présent, prenons la seconde partie de la question. Que faire pour que Swami vive avec lui ? C'est très simple. Swami affirme que toute chose est divine, même la poussière à vos pieds. Pour que le divin se manifeste, vous bénisse et reste avec vous, tout ce qui vous est demandé c'est votre concentration et votre dévotion. Swami est actuellement dans votre maison. La divinité est là. Reconnaissez simplement cela. Concentrez vous sur la divinité dans votre maison, à vos côtés, dans la chaise à côté de vous, dans votre coeur, et adorez cette divinité, cette pureté, cette magnificence, cette splendeur. Swami dit que si vous faites cela, vous n'avez pas besoin de rivaliser avec les autres pour cinq minutes de ses vingt quatre heures. Il peut passer la journée entière avec vous et vous parler tout au long de cette journée. Voilà ce qu'il faut faire.

 

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Question (27 ) Est il  possible de vivre des moments de libération où l'on abandonne réellement son ego pendant durent pas ?

Hislop : Sans aucun doute. A vrai dire, Swami m'a choqué quand il m'a dit : « Hislop, la libération est impermanente » J'ai répondu « Quoi, Swami, tu veux dire qu'une fois que nous sommes passés par tout ça pour atteindre la libération, elle n'est pas permanente ? » J'étais stupéfait. Swami ajouta : « Oui, c'est vrai, Hislop, il existe trois sortes de libération et deux d'entre elles sont temporaires. »

Il me dit alors qu'une personne pourrait marcher en pleine ville et soudainement, à l'improviste, être totalement et complètement libérée de l'illusion, se reconnaître en tant que conscience omniprésente et savoir que tout est conscience. Mais cela ne dure pas.

Le deuxième cas se produit lorsqu'un fidèle, peut être dans une grotte des Himalayas ou quelque part ailleurs, assis et méditant avec acharnement, connaît tout à coup un éclair de libération totale. Mais cette expérience non plus ne dure pas.  Swami dit que pour atteindre la libération inaltérable, la libération éternelle, le mental doit s'abandonner à Dieu. Le mental s'abandonne à Dieu lorsque l'on prend conscience qu'il n'y a rien d'autre que Dieu. Dire : « Mon Dieu, je t'abandonne mon mental » ne fonctionne pas  parce que vous ne pouvez contrôler votre propre mental. La libération totale signifie l'abandon total.

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Question (28 ) Qu'entend on par « contrôle des sens »?

Hislop : Swami explique qu'à l'heure actuelle le corps agit de façon autonome. Il a ses propres désirs pour un certain type de nourriture, il préfère dormir plutôt que travailler, s'asseoir que marcher, enfiler une veste afin de rester au chaud, etc. Le corps a ses besoins et désirs propres. Il nous pousse à répondre à ses exigences, et notre mental en fait autant. Du seul fait de la vie et du souffle vital, toutes sortes de pensées surgissent dans notre mental. Ces pensées surgissent, constituent le mental, et aussi la nature du désir. Les pensées sont des désirs. Un désir est simplement une pensée cristallisée, et pour vous en débarrasser vous devez nier son existence. Mais, à l'heure actuelle, le mental renferme tous ces désirs et il agit de manière autonome, comme un empire complètement indépendant, édictant sa propre loi, faisant ce qu'il veut. L'intelligence se comporte de la même façon. On peut s'intéresser à l'astronomie, la physique ou la chimie, la politique ou n'importe quel autre sujet. L'intelligence prend alors le pouvoir et nous mène ici ou là, comme si elle était la seule à exister. Swami explique que tout cela n'est pas correct car ces aspects secondaires de nous mêmes devraient être asservis à l'atma.

L'atma ou conscience intérieure est le maître de notre existence et devrait dominer le corps, les sens et le mental. En ce qui concerne les sens Swami dit que nous devons, par volonté divine, contraindre notre mental à faire ce qu'il doit faire.

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Question (37-1)) Quel est le véritable but des Centres Sai, au delà de la réunion hebdomadaire consacrée à des chants dévotionnels ?

Hislop : Le but des Centres Sai consiste à faire se rencontrer, une fois par semaine, un groupe de personnes qui partagent la même façon de penser afin qu'elles puissent parler de sujets spirituels et recharger suffisamment leur batterie pour tenir jusqu'à la semaine suivante. Tel est vraiment leur but essentiel.

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Question (37-2) : Au moment du 60ème anniversaire, il avait été question que le Centre devienne une organisation de service .

 

Hislop : Les Centres ne sont pas des organisations de service . Dans un Centre il existe trois branches dont l'une a pour objet le service aux nécessiteux. Même si vous connaissez la vérité, tant que vous ne l'utilisez ni ne l'incorporez à votre vie, elle se limite à des mots et est vite oubliée. La vérité c'est que tous les êtres partagent la même existence, la même énergie. Nous ne sommes que des masses d'énergie, des neutrons qui ne font qu'aller et venir. L'énergie provenant des étoiles nous pénètre et s'intègre à notre organisme. Pareillement, si nous sommes influencés par la proximité d'une personne c'est parce que nous partageons la même énergie. Nous partageons le même temps et la même existence. Donc seul l'Un existe véritablement, les multiples existences sont les différents aspects de l'Un, tout comme existent des vagues différentes dans l'océan, grosses vagues comme petites font partie de l'univers de Dieu.

En servant autrui, vous mettez en pratique ce principe qui veut que nous soyons tous un et indivisibles. Vous faites pression sur la vanité de l'ego qui affirme : « Je suis différent » ou « Je suis supérieur parce que je suis riche ». Quand nous servons les nécessiteux, nous devons abandonner l'idée que quelqu'un est « inférieur à » nous. Vous servez une personne à laquelle vous ne prêteriez certainement pas attention dans votre vie quotidienne ordinaire quand vous prenez conscience qu'il n'existe aucune différence entre les êtres. Cette attitude purifie le mental et se révèle d'un grand secours dans la sadhana.

Le service constitue une des branches du Centre et la spiritualité ainsi que l'éducation forment les deux autres. Tous les centres où se trouvent des enfants organisent des classes de Bal Vikas, c'est à dire d'enseignement aux jeunes enfants des valeurs spirituelles. L'éducation, la spiritualité et le service constituent les trois facettes d'un Centre Sai.

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Question(38 ) Que dit Sai Baba au sujet de Jésus ?

Hislop : Certaines fois Sai Baba qualifie Jésus d'Avatar, d'autres fois de messager de Dieu et d'autres fois encore il affirme que Jésus était Dieu. Il reprend les trois étapes du Christ : Jésus a d'abord dit : « Je suis un messager de Dieu », puis : « Je suis le fils de Dieu » et enfin : « Mon Père et moi sommes Un. » Donc Jésus est divin, et ce sans aucun doute.

Question (38-1) : John, pouvez vous nous relater quelque chose de doux que Sai Baba vous aurait transmis lors de l'un de vos récents entretiens ?

Hislop : Tout ce que Swami dit est incroyablement doux et pénètre profondément en vous. En fait, les personnes qui se rendent là bas pour la première fois trouvent cet effet tellement puissant qu'elles fondent en larmes. Elles n'arrivent pas à s'arrêter de pleurer. Après 'vingt ans, vous cessez de pleurer mais ce qu'il dit s'avère toujours très doux.

 

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Question (50)  Comment se fait il que, bien que nous sachions ce que Swami souhaite que nous fassions, nous nous lancions dans des actions incorrectes et fassions des erreurs ?

Hislop : Vous ne pouvez que répéter : « J'essaierai à nouveau. » Avec l'entraînement tout devient possible. Swami affirme que la pratique est essentielle. Il explique qu'avec le temps et la pratique, une file de fourmis traversant un rocher massif creuse un sentier. Nous aussi devons nous entraîner. L'échec n'a aucune importance aussi longtemps que nous nous relevons et continuons à avancer. Swami affirme que chacun d'entre nous, toutes les âmes et tous les individus de ce monde progresseront d'un bout à l'autre de l'évolution, jusqu'à l'union à Dieu. Peu importe le nombre de fois où l'homme trébuche et se souille ; il se relèvera et finira bien par comprendre. Pratiquez et ne renoncez pas, continuez à essayer !

Question (50-1) Lorsque l'on dédie ses actions au Seigneur comment s'assurer que ce ne sont pas seulement des pensées ?

Hislop : La question est : lorsque vous rapportez l'action à vous-même et vous rappelez que Dieu est l'acteur et non pas vous, comment savoir si ce n'est pas tout simplement une pensée dans votre mental 9 C'est bien une pensée dans votre mental, et cela constitue la juste utilisation de la pensée dans votre mental. Vous constatez que vous êtes pris dans ce monde de dualité. En conséquence, vous devez utiliser les instruments à votre disposition dans la dualité. Par exemple, au cours de votre sommeil, vous rêvez que vous avez faim. Qu'est ce qui va apaiser cette faim, sinon un repas dans le rêve ? Il se peut aussi qu en rêve vous soyez malade. Qu'est ce qui va vous soigner sinon un médecin dans le rêve ? De la même manière, dans la vie, nous sommes ignorants et dans l'illusion et Swami peut nous en libérer. C'est quelqu'un qui se trouve dans le même monde que celui dans lequel je me situe qui peut me libérer. J'ai demandé à Swami: « Ce rêve éveillé de la vie, tu n'en fais pas partie. Pourquoi donc viens tu dans ce rêve ? Je te vois ici, dans ce rêve éveillé de la vie, travaillant jour après jour et sans relâche. Pourquoi ? » Il répondit: « Je viens dans le rêve pour vous aider à vous réveiller. » Par conséquent, utilisez votre mental de cette façon dails ce monde de dualité.

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Question (51) Étant donné ce monde de dualité et le fait que nous soyons des facettes du divin, si nous oeuvrons à notre purification, c'est-à-dire si nous prenons conscience de la vérité, le faisons nous pour des milliers d'autres sur la planète ou uniquement pour nous même ?

Hislop : La question est : si nous accomplissons le nécessaire pour atteindre la libération, n'aidons-nous pas tout le monde en même temps ? Oui. Les sages affirment que le plus noble des seva, l'aide la plus importante apportée à autrui consiste en sa propre libération, De ce point de vue, vous apportez au monde une aide maximale en vous libérant vous-même. Aucun doute à ce sujet.

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Question (51-1) J'aimerais en savoir un peu plus au sujet de cette libération dont vous avez tant parlé au début. Est il vrai que nous accomplissons ce seva, ce service désintéressé à l'humanité et cette dévotion aimante sur cette base ?

Hislop : La question est : le faisons-nous vraiment en étant motivés par le désir d'atteindre cette soi-disant libération ? Pas nécessairement. Nous pouvons le faire simplement par amour pour les autres, par compassion mais en restant attaché encore à la vie. Bien que de nombreuses expériences soient souvent très agréables au début, elles s'avèrent douloureuses par la suite. La nouvelle voiture que nous conduisons est merveilleuse mais quand l'embrayage lâche et que nous devons l'amener au garage, elle commence alors à perdre de son charme.

Pour obtenir la libération nous devons en avoir assez d'être englués dans l'illusion, entrevoir la fausseté et la futilité de ce monde et nous demander pourquoi nous le percevons de cette façon ? A moi de découvrir d'abord qui je suis et seulement ensuite ce qui ne va pas dans le monde. Voilà ce que tous les sages expriment.

Comment aider le monde si vous êtes encore prisonnier du monde ? C'est comme si vous portiez secours à un homme pris dans les sables mouvants alors que vous-même en êtes prisonnier. C'est impossible. Il faut se trouver sur la terre ferme pour pouvoir tendre la main à autrui et le sortir des sables mouvants.

De même, les sages nous expliquent que si nous voulons sauver le monde, nous devons en premier lieu découvrir qui nous sommes. Après seulement nous pourrons nous interroger sur ce qui ne va pas dans le monde et sur ce que nous pouvons faire. C'est nous qui façonnons le monde tel qu'il est. Dans les laboratoires, on doit mesurer l'impact du chercheur lumidôme sur l'instrument qu ' il utilise. La présence du scientifique induit en effet des modifications dans l'expérience. Comme il influe sur l'expérience, il doit donc aussi être mesuré et soustrait des résultats. Cela se passe exactement de la même manière pour nous.

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Question (52) J'ai rencontré un certain nombre de personnes qui ont prié pour atteindre la libération et elles sont à présent frappées maladies débilitantes et mortelles. Est-ce que cela fait partie intégrante de l'accès à la libération ?

Hislop : La question est : pourquoi parmi les personnes qui désirent ardemment la libération et y consacrent leurs efforts et leur temps  celles qui souffrent de maladies affaiblissantes et de toutes sortes dd problèmes sont elles si nombreuses ? Parfois des personnes disent « Avant que je ne rencontre Swami, tout allait bien, mais maintenant, je ne connais que des ennuis. »

Swami m'a expliqué qu'il est important, si vous le pouvez, de vous rendre en Inde pour bénéficier de son darshan direct. Cela n'est pas indispensable, mais c'est mieux parce que si vous recevez son darshan direct il se passe alors quelque chose. Quelque chose s'accélère dans votre vie spirituelle. Les choses commencent à s'enchaîner de plus en plus vite. De même, les crises karmiques se succèdent infiniment plus rapidement.

Swami affirme que le véritable fidèle dit « Oui, oui, oui » à tout. Swami lui même déclare : « Je dis, oui, oui, oui à tout ». Le fidèle devrait dire « Oui, oui , oui » à tout, Il devrait tout considérer comme un cadeau de Dieu : les soucis, la souffrance, la maladie, la mort. Quoiqu'il arrive c'est pour notre bien. C'est comparable aux remèdes du médecin. Le simple fait que nous soyons frappés par une maladie exténuante ne signifie aucunement que Swami nous déteste, que Dieu nous hait. Il nous prescrit le remède.

A titre d'exemple, il y a quelque temps, une mère amena son petit garçon à l'ashram en pleurant parce que des voleurs l'avaient rendu aveugle. Il portait quelques uns des bijoux de la famille quand les voleurs arrivèrent et les lui dérobèrent et afin de l'empêcher de les identifier, ils l'aveuglèrent. La mère pleurait : « Oh, Swami, fais quelque chose pour mon fils. C'est un enfant si doux et innocent. Il n'a rien fait pour mériter cela. » Swami expliqua: « Je sais ce que tu ne sais pas. Ce jeune garçon innocent fut un homme cruel dans une vie passée où il creva les yeux de plusieurs personnes. Par conséquent, à présent, je ne peux rien faire pour lui. Il doit endurer les conséquences de ce karma. Si en grandissant il prend conscience d'avoir accompli quelque chose dans une vie antérieure pour mériter cette punition, et s'il est alors rempli de remords à l'idée des actions atroces qu'il doit avoir commises, Swami pourra alors peut être faire quelque chose pour lui. » Ainsi l'idée de remords et de salut a un sens.

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question  (62) Comment des grands yogis et saints comme Yogananda cadrent ils avec l'ordre des choses relatives à Sai Baba ?

Hislop : La question est: Yogananda était un saint. Quelle proximité de relation entretenait il avec Dieu ? Baba a sans aucun doute fait mention de Yogananda à certaines personnes mais à ma connaissance je ne l'ai jamais entendu parler de lui bien que j'ai relativement bien connu ce dernier.

Mon épouse et moi vivions à Riverside en Californie où j'enseignais à l'université. Nous avions l'habitude de nous rendre en voiture à Los Angeles puis de là à Hollywood parce que Yogananda y résidait et y donnait, tous les dimanches, une délicieuse conférence. Un jeune homme expert en hatha yoga se trouvait à côté de lui sur l'estrade et prenait toutes les postures de hatha yoga. Yogananda faisait alors sa conférence. Je lui ai parlé un certain nombre de fois, je le connaissais donc relativement bien, mais je n'ai jamais entendu Swami parler de lui.

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Question (63) En sachant tout cela au sujet de Sai, qu'est ce qui nous empêche de progresser ?

Hislop : Oui, le jeune homme a posé une question très importante. Il a demandé : puisque nous connaissons toutes ces choses au sujet de Baba, qu'est ce qui nous retient ? Quelle est la raison principale qui nous empêche de progresser et de prendre conscience de notre propre divinité ? J'ai posé exactement cette question à Swami. Il a répondu que le manque d'intensité dans la pratique constitue la raison fondamentale d'insuccès sur la Voie. Le manque d'intensité, le fait de ne pas se lancer corps et âme dans cette quête mais de la considérer uniquement comme quelque chose de mondain qui cède à la lassitude lorsque vous êtes fatigués, etc.

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Question (63-2) : De nombreux sages et saints atteignent la libération, en quoi cela aide t il le reste du monde ?

Hislop : Votre question sous entend que le reste du monde est séparé du saint. Selon Swami, c'est une idée fausse. Il n'y a que l'Un, et non pas différents saints et des personnes à aider. Il y a uniquement Dieu, Dieu dans le saint, Dieu en nous. Ainsi, lorsque vous vous efforcez d'accéder à la libération, vous aidez automatiquement toutes les personnes dans le monde. Cela constitue la réponse de Swami à cette question.

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Hislop : La question est : lorsque le Christ était sur la croix et que chaque centimètre carré de son corps était meurtri et contusionné, souffrait il atrocement ? J'ai posé cette même question à Swami. Swami a expliqué que le Seigneur interrompit la connexion entre le mental du Christ et son corps pour qu'il ne ressente pas la douleur. Souvenez vous, à un moment, il appela pour demander: « Oh, Seigneur, M'as tu abandonné ? » Ce fut apparemment simplement momentané parce que, selon Baba, le Christ n'a pas enduré la douleur.

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Question (64 ) Qu'est ce qui prime, le service ou la famille ?

Hislop : Swami dit que l'usage du bon sens constitue la règle de vie fondamentale. Le bon sens vient avant le sens spirituel. Ainsi vous devez évaluer chaque situation présente à l'aune de ce que voudrait le bon sens. Si vous êtes confrontés au choix entre vous occuper de votre famille, ce qui relève de votre responsabilité, ou aider les autres, ce qui est suggéré par Swami ainsi que les règles du Centre, il me semble que le bon sens vous commandera de prendre avant tout soin de votre famille. Si vous considérez votre famille séparée de vous comme le sont les personnes extérieures, alors en aidant vos enfants vous aidez les autres, si telle est votre préoccupation. Le bon sens veut que vous aidiez vos propres enfants en premier.

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Question (64-1) J'ai quitté l'Afrique du Sud il y a trois ans avec ma femme et mes trois enfants à cause des conflits qui s 'y déroulent. Qu'est-ce que Swami pense de personnes comme moi ?

Hislop : Swami conseille souvent de faire cela. A titre d'exemple, le secrétaire de l'Organisation Sathya Sai australienne vit à Sydney et la dernière fois que je me suis rendu en Australie, j'ai séjourné chez lui. Je lui ai demandé : « Pourquoi es tu venu d'Afrique du Sud en Australie ? » Il a répondu : « Parce que Swami m'a demandé de quitter l'Afrique du Sud et de me rendre en Australie. » Que puis je ajouter ? Cela s'est passé de nombreuses fois.

Je sais que la question se pose peut -être du fait que Swami réprimande constamment les jeunes étudiants indiens qui voudraient quitter l'Inde, se rendre en Amérique ou ailleurs pour faire des études supérieures et y rester après avoir été diplômés. Mais ces jeunes hommes quittent l'Inde pour leur bénéfice personnel. A savoir, ils ne veulent pas se retrouver réduits à la misère et sans éducation. Ils disposent d'une grande intelligence qui leur dicte « laisse moi gagner les Etats-Unis, aller à l'université et devenir riche ». Swami critique le fait qu'ils placent les richesses personnelles au-dessus du devoir envers le pays.

C'est tout à fait différent que de dire à quelqu'un de quitter une Afrique du Sud en proie à la violence et de servir Swami en Australie. Tout au moins, je le crois.

Question (65 ): Pourriez vous nous donner une explication du tremblement de terre survenu en Inde .  Que peut il y avoir derrière cet événement ?( question posée en octobre 1993 ndw)

Hislop : Cette personne désire un éclaircissement au sujet de l'énorme tremblement de terre survenu en Inde et la raison qui pourrait le sous-tendre. Aux États-Unis, de temps à autre, des bruits courent comme quoi Swami aurait prédit que la Californie va disparaître sous l'océan et la Nouvelle-Zélande sombrer dans la mer, etc...

Chaque fois que cela se produit, le fidèle vient me voir et me rapporte les propos des autres. Je vais alors voir Swami et lui demande : « Swami, tu as dit telle et telle chose à ces personnes. A présent, elles souhaitent en connaître la signification. »

La demi douzaine de fois où j'ai demandé cela, Swami a à chaque fois répondu ceci : « Je n'ai jamais dit une telle chose. C'est une invention complète de la personne qui l'a racontée. »

Swami a précisé que seules arriveront des catastrophes naturelles telles que tremblements de terre et éruptions volcaniques et ajouté que ces catastrophes sont la conséquence des mauvaises actions des hommes qui vont à l'encontre de la divinité. Lorsqu'ils agissent de manière égoïste et immodérée, la nature réagit par ces catastrophes naturelles. Je crains que concernant ce tremblement de terre en Inde, nous devions certainement nous en prendre à nous mêmes.

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Question (65-1): Swami nous demande de suivre notre propre religion, que ce soit le christianisme ou l'hindouisme, mais nous sommes nombreux à sentir que les enseignements de Swami constituent désormais notre religion. Comment devrions nous comprendre ses enseignements ?

Hislop : La question est: Swami a affirmé que nous n'avons pas besoin de changer de religion parce que les fondateurs de toutes les principales religions connaissaient la vérité.

Leurs enseignements étaient vrais au moment où ils ont fondé la religion. Mais au fur et mesure que le temps a passé, la main de l'homme a recouvert la main de Dieu et les religions s'en sont trouvées transformées. Swami a expliqué qu'il n'y a aucun besoin pour vous de changer de religion. Étudiez les enseignements de Swami et ils vous aideront à fouiller en profondeur le coeur de votre propre religion et à découvrir la vérité qu'elle renferme.

Il ne prétend pas que chacun doive garder la religion de sa famille. Il ne le dit ni ne le recommande. Quand j'avais seize ans, ma famille faisait partie de l'église catholique libérale, et comme souvent dans  les églises, il y avait des activités pour les jeunes afin de ne pas les perdre. L'une de ces activités consistait en une pièce de théâtre mise en scène par les enfants et à laquelle les parents venaient assister. A seize ans, au cours de la représentation de cette pièce, j'ai été fortement frappé par l'idée que ces gens d'église ne savaient pas ce dont ils parlaient et qu'il devait y avoir quelque part dans le monde quelqu'un qui connaissait la vérité, de ce que l'homme devait faire de sa vie, et qui était en mesure de la dévoiler et de la transmettre.

A partir de cet instant, j'ai rejeté toute religion, ai commencé ma propre recherche et su que le but de ma vie était la quête de la vérité absolue.

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Question  (66) Swami a t il déjà évoqué la raison pour laquelle les Juifs ont été persécutés au cours des deux mille dernières années ?

Hislop : Des fidèles juifs séjournent à Prashanti Nilayam et ce sont de véritables chercheurs. Alors qu'ils se trouvaient à Prashanti Nilayam, ils ont demandé à Swami d'organiser une réunion avec les fidèles juifs présents. Swami accepta et m'y convia aussi, bien que mes origines ne soient pas juives mais protestantes.

Au cours de cette réunion, les personnes juives posèrent toutes sortes de questions et notamment celle que vous soulevez à l'instant. La réponse de Swami fut qu'aucun événement n'intervient sans cause première, aucune conséquence sans cause préalable. Ils lui demandèrent alors si Jésus était l'Avatar des Juifs. Swami répondit que non mais un vecteur de changement. Il a rompu avec les lois antiques du peuple juif et a été puni en étant crucifié. Il expliqua que la religion juive est tout aussi valable que la religion chrétienne ou toute autre grande religion. Les personnes qui ont fondé la religion juive en ont reçu la révélation directement de Dieu, sous la forme de ce que je crois être huit lettres. Il prononça alors ces lettres que je ne connaissais pas. Je ne réussis pas à les retranscrire, mais depuis je les ai vues écrites ailleurs.

Il ajouta que les précurseurs de la religion juive savaient exactement de ce dont ils parlaient tout comme les ancêtres des autres grandes religions. Voici quelle fut sa réponse.

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Question (66-1 ) : Pourriez vous nous parler du dharma de l'épouse envers son mari, en particulier dans le cas d'un antagonisme entre celui ci et le travail au sein de l'Organisation Sai. Qu'en est il aussi si le mari n'est pas un fidèle - ? A titre d'exemple, je me trouve en totale opposition avec mon mari. Comment peuvent faire un homme et son épouse lorsqu'ils s'orientent dans des directions spirituelles différentes ?

Hislop : La question est : que faire quand l'époux et l'épouse ne voient pas Swami du même oeil ? Que dit il sur le fait d'être membre de l'Organisation, sur l'accomplissement du service désintéressé, etc. Qu'est ce que Swami dit de cet antagonisme et comment le résoudre ? Swami affirme que si l'opposition ne se résout pas, l'épouse doit céder. Cela signifie t il que la femme sacrifie entièrement sa vie spirituelle ? Non, absolument pas. Cela donne alors à l'épouse l'opportunité d'aller vraiment à l'intérieur et de rechercher le Seigneur en elle, de chercher en elle la vérité spirituelle. Son dévouement à Dieu n'a pas à s'afficher dans des activités de service telles que la distribution de sandwiches ou l'aide à des enfants.

La dévotion à Dieu est intérieure. De plus, elle peut alors vraiment approfondir sa vie spirituelle en commençant la quête suprême de l'existence humaine qui se résume à la question « Qui suis je ? » Qui suis je et que suis je ? L'épouse peut saisir cette occasion pour se tourner vers l'intérieur, trouver Dieu plus rapidement et se libérer de l'illusion dans laquelle elle vit plus vite que si elle continue à être une personne extérieure vaquant à des activités de service désintéressé.

Voilà ce que Swami a expliqué à ce sujet. Il a sans aucun doute indiqué d'autres choses à d'autres personnes, mais je ne peux que vous répéter ce qu'il m'a confié.

Question (67 ) : Les directives très précises que Swami a données à l'ashram concernant le mélange des hommes et des femmes diffèrent de nos pratiques. Comment devrions nous interpréter ce qu'il nous demande de faire en Inde et que devons nous faire ici ?

Hislop : En Inde, il dit sans aucun doute que lorsque vous vous rendez à l'ashram, vous y venez pour approfondir votre vie spirituelle, pour découvrir en fin de compte la vérité et atteindre la libération. Pourquoi perdre alors votre énergie et votre temps à vous y faire des amis ? A l'ashram, oubliez les amis, concentrez vous exclusivement sur le travail spirituel. Ne sortez pas dans le village pour faire les magasins, vous faire de nouveaux amis, passer des heures à discuter avec les uns et les autres. Retournez à votre chambre et commencez à plonger à l'intérieur et à répondre à la question « Qui suis je ? » Voilà ce qu'il explique à ce sujet.

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Question  (75) D'après vous que va t il se passer au cours de la prochaine décennie avec les millions de personnes qui se rendront à l'ashram ? Comment Baba fera t il face à la situation ?

Hislop : Je ne sais pas. Une fois M. Goldstein se trouvait là bas en même temps que moi. Nous montâmes dans la voiture avec Swami qui voulait nous montrer de nouveaux bâtiments qu'il avait fait construire. Alors que nous passions devant l'université, Swami montra du doigt un petit bâtiment et dit : « Voilà où se trouve le puits qui alimente l'université. » Je demandais : « Swami, quelle est la profondeur de ce puits ? » Il répondit : « De l'ordre de six mètres ». J'ajoutais : « Swami, six mètres ! Un puits de six mètres de profondeur ne peut pas fournir d'eau potable du fait de la pollution des eaux d'écoulements. » Swami continua: « Oui, Oui, Hislop, je sais, je sais. Mais Swami a fait creuser ce puits. Le gouvernement a essayé à plusieurs reprises de trouver de l'eau potable, mais en vain. Cependant, Swami a fait creuser ce puits à six mètres et il regorge d'une belle eau potable pour les universités. »

Nous continuâmes notre périple et je demandai bientôt : « Swami, pourquoi le Gouvernement indien ne te confie t il pas la gestion des affaires de l'Inde. Dans ce cas, tout serait parfait ». Il répondit : « Swami n'est absolument pas intéressé par la politique. Le Gouvernement connaît l'existence de Swami mais il ne veut pas intervenir et avoir à le protéger car il devrait le pourvoir en gardes du corps pour qu'il ne lui arrive rien. Si le Gouvernement intervenait, les fidèles pourraient vraiment avoir du mal à voir Swami. »

Le Nom de Dieu

Ce matin des fidèles m'ont demandé pourquoi je répète: « Om Sal Ram, Om Sai Ram » et non pas « Om Sai Baba » ? Il n'y a pas de raison particulière à cela excepté le fait que ce nom de Ram est très efficace. Swami en a conseillé l'emploi parce qu'il existait bien longtemps avant l'Avatar. Rama, Ram, signifie « ce qui est pure joie dans le coeur ». Ainsi , je répète « Om Sai Ram ». Je débute avec Om parce que Baba affirme qu'il est favorable de commencer avec Om. Om est Pranava ` et la totalité de l'univers manifesté est basé sur ce son.

Question (76): Y a t il un processus entre la mort et la renaissance ? Pourriez vous en parler ?

Hislop : La question est : existe t il un moyen sûr de franchir la mort qui nous permette de ne pas nous retrouver en enfer ou en quelque autre endroit de cette nature ? Bien entendu j'ai posé cette question à Swami. J'ai d'abord demandé : « Swami, comme de nombreuses difficultés semblent se présenter au moment de la mort, existe t il une façon aisée de la traverser ? » Il a répondu : « La mort du corps physique est la seule chose qui soit commune à toutes les personnes qui meurent. Rien d'autre n'est identique. Il ne peut donc rien être dit de ce qu'il advient après la mort parce que c'est complétement différent pour chaque personne". Voci ce que Swami a dit et j'admets que cela doit être vrai.

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Question (77) : Voici Simplement une remarque au sujet d'une question posée quelques instants auparavant concernant les différentes voies  qui mènent à la réalisation et le fait que vous ayez expliqué que celle de la dévotion s'avérait la meilleure. Dans la « Pensée du jour » le mois dernier à Whitefield, Sai Baba a répondu à cette question. Il expliquait que la voie de la dévotion correspond à la seule voie et à la plus facile à notre l'époque. Les autres se révèlent beaucoup trop difficiles. Il est donc d accord avec vous.

Hislop : Vous savez, Swami ne cesse pas de dire des choses différentes. Pourquoi ? Parce qu'il s'adresse à différentes fractions de la population. Il ne peut pas professer une seule chose étant donné la diversité des gens et la grande variété des horizons dont ils viennent. Ils ont des façons de penser et des besoins si différents. Swami a toujours affirmé que la voie de la dévotion constitue le chemin le plus facile. Cependant, récemment, il a répété à plusieurs reprises que ses fidèles ont quitté l'école primaire, qu'ils sont au collège et qu'ils doivent à présent étudier des matières de l'enseignement supérieur telles que la voie de le sagesse, la compréhension, le détachement et autres sujets de ce genre. Ainsi, il prend en considération les deux voies.

Question (78 ): J'ai lu que Swami explique que nous devons honorer nos parents en tant que partie de Dieu. Cela s'avère très difficile si l'on n'entretient pas de bonnes relations avec eux. Pourriez vous commenter cela ?

Hislop : Swami affirme que nous devons honorer nos parents et c'est l'évidence même. Je pense que personne d'entre nous ici ne désapprouve le fait qu'un enfant doive respecter ses parents. Les parents ont fourni une forme physique à l'enfant, et celle-ci est absolument indispensable pour atteindre la liberté spirituelle.

A titre d'exemple, j'ai demandé une fois à Swami : « Swami, jusqu'à quel point dois je défendre mon corps ? Si quelqu'un par exemple est sur le point de nous tuer, devons nous simplement dire : « Je vais mourir » ou devrions nous tuer l'autre personne ? » Swami répondit que si une situation aussi menaçante se présente et que vous ayez épuisé toutes les autres possibilités, vous êtes parfaitement en droit de tuer l'agresseur parce qu'il est d'une importance capitale que vous protégiez votre corps. Sans corps, vous serez incapable de parvenir à la réalisation du Soi.

Je ne pense pas que ce soit un véritable problème pour quiconque ici d'éprouver de la difficulté à respecter son père et sa mère. Il peut se trouver qu'une mère soit abusive ou un père négatif mais le bon sens vous poussera alors à quitter la maison ou à vous enquérir d'une aide quelconque.

Swami explique que la règle du bon sens doit être appliquée en toute situation de la vie. Vous observez la situation, examinez ce qui vous paraît relever du bon sens et soumettez alors cette analyse à la conscience. Swami affirme que la conscience est Dieu en chaque personne, que c'est là qu'il réside en chacun. Une situation survient et le bon sens exige de vous que vous fassiez quelque chose, par exemple quitter votre maison. Soumettez alors cette décision à la conscience. Si après avoir invoqué le nom de Dieu dans votre conscience, vous sentez qu'il est juste d'agir ainsi, faites le. Si vous avez commis une erreur, acceptez en les conséquences. Quoiqu'il en soit vous supportez toujours les conséquences de vos erreurs.

Maintenant, si vous désirez quelque chose, quitter votre maison par exemple, vous devriez aussi avoir recours au test auquel Swami dit que nous devrions soumettre nos désirs. Si vous avez un désir, demandez vous d'abord : « Est ce que ce désir fera du mal à quelqu'un d'autre ? » Puis : « Est-Ce qu'il me fera du mal ? » Swami explique que si le désir blesse, s'il ne se limite pas à heurter des sentiments mais qu'il blesse vraiment quelqu'un d'autre ou soi-même, nous devons alors le couper à la racine. Si la réponse aux questions est négative, si le désir ne fera de mal ni à autrui ni a vous-même, faites le.

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Question (79 ): Si un jeune décide de participer aux activités d'un groupe de jeunes et que ses parents ne sont pas d'accord, comment le conflit peut il être résolu ?

Hislop : Tant que l'enfant habite chez ses parents et qu'ils subviennent à ses besoins en lui permettant de faire des études etc., l'enfant a le devoir évident d'éviter ce qui pourrait perturber le foyer et rendre ses parents malheureux.

Si les parents s'opposent au groupe de jeunes et si la persuasion voire l'intervention d'une tierce personne ne les fait pas changer d'avis, l'enfant peut alors choisir de quitter sa maison. C'est ce qui arrive souvent en Amérique. Les rues de l'Amérique sont bondées d'enfants sans logis qui ont quitté leur foyer pour vivre dans la rue suite à un désaccord avec leurs parents. Les conditions dans lesquelles ils vivent sont, dans presque tous les cas, bien pires que celles qu'ils ont quittées chez eux.

Ainsi, lorsqu'une différence de points de vue survient, je pense que l'enfant devrait demander à ses parents de reconsidérer leur position. Si le désaccord persiste et que l'enfant continue à vivre à la maison sous leur protection, je pense alors que celui ci n'a pas d'autre choix que de remettre à plus tard son désir afin de préserver le bonheur de ses parents.

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Question  (79-1 ) Hier vous parliez de la récitation du nom de Dieu. La récitation du nom ne me pose pas de problème, mais ma difficulté réside dans le fait de toujours garder la forme présente à l'esprit pendant la récitation. Comment faire ?

Hislop : Voilà une bonne question. C'est une question très intéressante parce que si vous continuez à réciter le nom sans la forme, la récitation a tendance à devenir mécanique, ce qui n'est pas approprié. En effet, Swami recommande de réciter le nom de Dieu en visualisant la forme du Seigneur.

Quelle forme du Seigneur devriez vous visualiser ? Swami affirme que ce devrait être celle qui vous rend heureux, celle que vous aimez naturellement. Ce peut être Jésus ou Krishna. Voyons maintenant quelle est la manière de créer cette forme dans votre mental.

Swami explique que se remémorer seulement une photographie, un dessin ou une sculpture n'est pas efficace. Il faut créer la forme du Seigneur dans votre mental. Avec Swami, par exemple, visualisez sa tête avec ses cheveux noirs, puis descendez et visualisez le front, le nez, la bouche, le menton, le cou, les épaules et la robe orange. Ne vous limitez pas à vous remémorer la forme, créez la. Créez la vous-même dans votre mental.

Swami précise que lorsque c'est vous même qui créez la forme dans votre mental, le Seigneur intègrera cette forme et l'habitera. Votre mental se confondra alors au mental de Dieu. De ce point de vue il est très important de construire notre image du Seigneur.

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Question (80) Je sais que l'abandon constitue un énorme travail en lui même. Comment pratiquer l'abandon dans notre vie quotidienne ?

Hislop : La dame fait remarquer que la voie de l'abandon est très difficile. Que pousse-pousse donc faire dans notre vie quotidienne ordinaire pour comprendre cette voie et la mettre en pratique ?

Swami reçoit constamment des lettres de plaintes perpétuelles. Les gens écrivent: « Je me suis abandonné à toi, Swami, mais mes problèmes continuent toujours. Comment cela se fait il, Swami ? » Quantité de lettres arrivent avec cette doléance.

Swami a expliqué que cela correspond à une incompréhension de « l'abandon ». Si vous vous êtes abandonnés au Seigneur, vous ne vous souciez donc plus de ce qui arrive. Vous êtes abandonnés à Dieu et acceptez par conséquent tout ce que Dieu vous envoie sans vous Plaindre. Quoiqu'il arrive, vous vous abandonnez à lui et acceptez ce qui arrive comme sa volonté.

A ceci, vous pourriez objecter: « Mais je dispose du libre arbitre. Comment puis je me contenter d'accepter la volonté de Dieu ? » Il y a deux manières d'envisager cela. Si vous avez réfléchi au problème un certain temps, vous pouvez comprendre que le monde dans lequel nous vivons ressemble à un rêve. Swami l'affirme tout comme les grands sages des temps anciens. Vous rappelez vous ce que nous avons expliqué au sujet de votre rêve nocturne ? Vous pouvez vous demander, dans votre rêve nocturne par exemple, si vous disposez du libre arbitre pour faire ceci ou cela. Le libre arbitre ne revêt aucune signification dans le rêve parce que celui ci s'évanouit lorsque vous vous réveillez. De la même façon, Swami dit que dans le monde à l'état de veille vous avez l'impression de disposer de libre arbitre et de devoir agir selon ce principe. Vous prenez une décision puis entreprenez une action avec le sentiment d'agir selon votre volonté.

Une fois l'action accomplie, vous regardez en arrière et vous dites : « Oh, j'aurais pu exercer mon libre arbitre et agir de cette manière ou bien d'une autre. » Mais le fait est que vous avez agi d'une certaine façon.

Qu'est-ce qui vous a poussé à agir de cette façon ? Est ce votre libre arbitre qui vous a influencé ? Non, indubitablement non. Depuis votre naissance vous êtes soumis à des influences et à des idées venues de toutes parts.

Vos parents vous ont inculqué des façons de penser, vos amis vous ont donné leurs opinions, vos professeurs vous ont transmis des idées, la télévision et les films continuent à vous influencer et ainsi votre mental est rempli d'idées sur ce qui devrait ou ne devrait pas être fait. Où est le libre arbitre ?

En outre, le bombardement incessant des rayons d'énergie provenant d'étoiles éloignées et des planètes vous traverse et vous influence continuellement. Quand vous êtes sur le point de faire quelque chose, pouvez vous alors vous affranchir de toutes les influences qui pèsent sur vous depuis votre plus tendre enfance et de celles des étoiles afin d'agir selon votre libre arbitre tout à fait indépendamment de celles-ci ? Non, il est évident que vous ne le pouvez pas.

Si vous pouviez connaître une situation dans laquelle toutes les influences accumulées en vous depuis votre naissance soient, mystérieusement, complètement contrebalancées et qu'aucune force résultante ne soit projetée sur vous, vous pourriez peut-être alors user de votre libre arbitre.

Quand nous décidons d'agir, nous projetons ce que nous allons faire mais ne pouvons pas garantir la réussite de nos projets, n'est-ce pas ? Très souvent, cela ne se passe pas comme nous l'avions projeté. Ainsi, l'élément qui fait que le résultat diffère de l'idée qu'on s'en faisait témoigne de la présence de Dieu dans chacune des actions que nous accomplissons. Swami déclare qu'il est préférable d'une part d'en conclure que tout ce qui arrive émane de la volonté de Dieu et d'autre  part qu'il est préférable de ne pas lutter contre elle mais de simplement l'accepter comme telle et demander sa grâce. Il ajoute que cela constitue le summum de la dévotion.

 

Question (82 ): John, depuis que vous êtes arrivé ici, vous nous apparaissez comme quelqu'un de tout à fait exceptionnel. Nous savons aussi que pour Baba lui même vous êtes quelqu'un de particulier. J'ai lu vos ouvrages et il y transparaît qu'au cours de votre vie vous avez pratiqué des disciplines spirituelles très avancées. Ici, nous souffrons tous d'une manière ou d'une autre et, bien qu 'intellectuellement nous sachions que nous devons nous améliorer, il est difficile de savoir comment.

Hislop : Nous avons l'habitude d'accomplir un certain nombre d'actions qui peuvent ne pas correspondre exactement à celles que Swami nous recommande. Comment dépasser cette tendance extrêmement forte à perpétuer des actions relevant du passé .

La première des choses à faire consiste à accepter de vous abandonner à Dieu et à considérer tout ce que vous accomplissez comme dévotion à lui. Comment pouvez vous accomplir cette transformation si vos propres ambitions humaines bloquent constamment votre mental et si vous vous trouvez sans cesse en proie à des sentiments tels que la colère, le ressentiment, l'échec et ainsi de suite ?

 

Toutes les actions dans lesquelles vous êtes engagés proviennent de certaines caractéristiques et désirs rapportés pour la plupart de votre vie précédente et qui ont été transportées dans votre mémoire. Ce qui signifie que toutes les actions, les idées et tendances de cette vie seront transportées dans votre mémoire lors de votre prochaine naissance. Nous devons alors prendre conscience que toutes ces tendances génératrices de nos problèmes viennent de l'intérieur et que nous leur permettons de s'exprimer et d'agir dans le monde.

 

Swami explique que la manière d'arrêter ce cycle consiste à substituer le nom de Dieu aux pensées que vous nourrissez et qui induisent l'action. Souvenez vous de l'exemple du roi et de son serviteur. Dès que vous laissez votre mental s'engager dans des activités stériles, il vous détruit.

Swami affirme qu'une personne ordinaire marchant dans la rue peut tout à coup connaître la libération totale et complète. Toutes les illusions tombent, toutes les fausses idées se dissipent et elle sait qu'elle est divine. Cependant, Swami précise que cette expérience ne dure pas.

Il ajoute que la disparition de l'illusion ne persiste que si nous sommes parvenus à détruire le mental. La libération pleine et entière  ne se prolonge dans le temps que si nous avons réussi à anéantir le mental.

 

Qu'est-ce donc que le mental ? Il s'apparente simplement à une succession de pensées , il ne correspond à rien de concret. Swami et tous les sages sont d'accord sur le fait que la recherche du mental est vaine parce qu'il n'existe pas.

Étant donné que nos pensées surgissent et vont et viennent, nous supposons qu'elles doivent émaner d'une source. Mais Swami, tout comme les sages, nous assure que cette supposition est erronée. Nous lançons dans des activités destructrices parce que nous avons certaines pensées qui les induisent. Swami nous recommande de ne pas entretenir ces pensées. Supposons par exemple que surgisse une pensée qui vous mènerait à de mauvaises actions, aux disputes et aux conflits. Substituez tout simplement le nom de Dieu à la pensée en question. Autre exemple : lorsque je me lève le matin, il se peut qu'une pensée de découragement se présente, soit que je me fasse du souci pour quelque chose soit que quelqu'un n'ait pas fait quelque chose correctement. Je reconnais alors instantanément : « Voici cette pensée. » Je ne me bats absolument pas contre elle mais la remplace immédiatement par le nom de Dieu: « Om Sai Ram, Om Sai Ram ».

 

Si vous essayez de substituer le nom de Dieu à la pensée, vous verrez que ça marche.

Par ailleurs un autre facteur très important réside dans le fait que vous avez en vous toutes ces mauvaises tendances telles que la jalousie, la colère et la haine. Je l'ai déjà évoqué mais je vais le répéter : quand vous vous levez le matin, visualisez Dieu debout à côté de votre lit, prenez-lui la main et marchez avec lui tout au long de la journée.

Lorsque vous arrivez au travail, dites : « Seigneur adoré, maintenant je dois aller travailler. » Swami explique que lorsque vous accomplissez votre travail en étant totalement concentré, cela revient au même que d'être avec Dieu et de lui tenir la main.

Les difficultés que la personne a mentionnées, à savoir les mauvaises tendances, les pensées malveillantes et les envies malfaisantes qui attirent les ennuis, proviennent de l'ignorance de notre nature véritable. Il existe des fleurs de l'ignorance, des fleurs de la nuit qui fleurissent dans l'obscurité et ne peuvent survivre à la lumière.

 

Le Seigneur est le soleil resplendissant. Lorsque vous marchez main dans la main avec lui tout au long de la journée, vous avancez dans sa lumière, dans la lumière du soleil.

Ces mauvaises tendances qui vous ont tourmenté en vous causant des problèmes ne peuvent survivre à la lumière du Seigneur. Vous n'avez pas besoin de faire appel à un psychiatre  pour faire quoi que ce soit à leur sujet . elles se déchesseront, seront dispersées et cesseront d'exister . Peu à peu, peu à peu, peu à peu, les mauvais penchants  diminueront au  fur et à mesure que vous marchez main dans la main avec le Seigneur.Vous n'avez rien à entreprendre à leur sujet. Un jour, vous vous découvrirez exempts de ces mauvaises tendances  et vous vous apercevrez qu'il vous est impossible de faire quelque chose de mal ou d'incorrect. Ce ne sera tout simplement plus dans votre caractère. Vous ne pourrez même pas vous forcer à le faire.  Voilà par conséquent la meilleur façon d'aborder ce très sérieux problème.

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Question (n ) : y aura t-il une suite ?

Si Swami le veut !

oui, voir ici !

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