PROPAGATION DU MESSAGE

G. Venkataraman

Celui qui, avec une dévotion suprême envers Moi, propage cet Evangile parmi mes dévots arrivera sans nul doute jusqu’à Moi.

Parmi tous ceux qui s’évertuent à aider leur prochain, personne ne m’est plus cher que celui-là ; personne sur terre n’est plus aimé de Moi.

Bhagavad-gîtâ :  (18,68 et 18,69)

1.      INTRODUCTION

De tous temps, Dieu s'est révélé aux sages et aux prophètes dans de nombreux pays, et le Message qu’Il a fait passer à ces quelques élus a été détaillé et répandu de par le monde. De ce fait, nous pouvons aujourd’hui avoir accès aux enseignements de Bouddha, de Moïse, du Christ, du prophète Mahomet, etc. Naturellement, nous ne devons pas oublier les Vedas et la Bhagavad-gîtâ, cette dernière étant le seul texte authentique donné par Dieu à l'homme avant la venue de notre bien-aimé Swami, l’Avatar de l'âge du Kali Yuga.

Ce qui est par contre unique à notre ère, c’est qu’il nous est donné de pouvoir travailler à propager activement le Message du Seigneur en temps réel, de toute part et dans toutes les langues. Cela ne s’était encore jamais produit et nous avons la chance de nous voir accorder aujourd’hui cette opportunité. Toutefois, cette bénédiction nous place en même temps face à une lourde responsabilité. Je vais donc essayer de vous présenter, à ce propos, certaines pensées résultant de mon expérience d’observation des diverses activités du Prasanthi Digital Studio.

2. QUELS SONT LES OBJECTIFS A ATTEINDRE ?

Swami nous transmet son Message principalement de deux manières distinctes. La première bien sûr par l'intermédiaire de ses Discours divins et la seconde par l'œuvre de Sa Vie ; car Il nous le rappelle souvent : Sa Vie est Son Message. Ainsi, lorsque nous nous évertuons à propager efficacement Son Message, il nous faut garder à l'esprit ces deux aspects. J’insiste tout particulièrement sur ce point, car beaucoup pensent que ce travail de diffusion consiste essentiellement à mettre à disposition les traductions des Discours de Swami – traductions auxquelles viennent parfois s’ajouter certains matériels anecdotiques et, principalement, des expériences vécues. Le reste, poésies, articles, etc., sert généralement à faire du remplissage. Or, si l’on a à cœur de diffuser de manière correcte le Message divin sous tous ses aspects, il faut, je pense, avoir toujours à l'esprit les points suivants :

• Qui essayons-nous de toucher ?

• Quel message voulons-nous transmettre exactement ?

• Et avec quelle précision devons-nous communiquer ? 

Le dernier point est loin d’être insignifiant car, de nos jours, nous possédons des moyens de communication à la fois nouveaux et puissants ; nous ne sommes plus limités aux seuls documents imprimés. Et cela est également, je crois, un point qu’il ne faut pas oublier.

3. A PROPOS DU PUBLIC QUE NOUS DEVONS NOUS EFFORCER DE TOUCHER

De toute évidence, les revues Sai quelles qu’elles soient sont principalement destinées aux dévots. Cela dit, je pense qu’un effort particulier devrait être fait afin de toucher les jeunes. C'est important pour un certain nombre de raisons, l’une d’elle (et non la moindre) étant que ceux que nous appelons les jeunes d'aujourd'hui sont les leaders de demain. Etant donné les attractions multiples auxquelles ces jeunes sont exposés de nos jours, il est facile de passer à côté et de ne pas les toucher si nous ne faisons pas passer le Message sur leur « longueur d'onde ». Afin de maintenir la bonne santé de l'Organisation Sai et plus encore pour lui permettre de croître de manière vigoureuse à l’avenir, tous les efforts doivent être faits pour rendre attrayante aux yeux des jeunes lecteurs la présentation des documents écrits.

Je pense qu’il nous faut également essayer d’atteindre un autre type de public en périphérie du public jeune. Cette catégorie inclut de nombreux dévots qui aiment Swami mais qui, pour des raisons qui leur sont propres, ne peuvent pas assister régulièrement aux réunions dans les centres Sai. La Newsletter Sai peut être un moyen très utile de les aider à rester en contact avec le Message Sai.

En plus de cette dernière, je pense qu'il serait utile de produire de temps à autres des bulletins et/ou brochures spéciaux et attrayants, dans lesquels nous présenterions les actions menées par la communauté Sai dans les différents pays concernés. Ce genre d'effort n'a été fait sérieusement dans le passé que ponctuellement. La diffusion périodique de telles informations auprès de la communauté locale en particulier peut être très utile, plus particulièrement pour dissiper les fausses informations qui peuvent circuler du fait de la propagande négative menée contre Sai.

Pour ne citer qu’un exemple, beaucoup de membres de la coterie rabique anti-Sai se font un devoir de découvrir où vont avoir lieu les retraites, les conférences nationales et autres réunions, et de viser ensuite ceux qui pourraient louer leurs locaux à l'Organisation Sai, habituellement les écoles. Si ces écoles, par exemple, étaient tenues régulièrement informées du travail honorable effectué non seulement par la communauté locale Sai, mais également par les fidèles Sai de par le monde, cela aiderait certainement à faire naître en leur sein un élan de bonne volonté ; de cette manière, les lieux communautaires se laisseraient moins influencer par les détracteurs.

4. A PROPOS DU CONTENU

À présent, penchons-nous sur ce que devraient contenir les bulletins et autres revues Sai. Il est évident que les textes des Discours divins doivent avoir la priorité dans les pays qui ne sont pas de langue anglaise. Pour ce qui est des pays anglo-saxons ou de ceux où l'anglais est largement compris, il n’est pas forcément nécessaire de publier les Discours en entier car ces derniers sont disponibles non seulement dans le Sanathana Sarathi, mais également sur Internet. Il serait par contre très utile de publier certains extraits de discours traitant de thèmes particuliers tels que l’Aide (Seva), l’Education, l’Amour, le développement du caractère, le contrôle des désirs, etc. Je pense qu'une telle compilation profiterait autant au personnel éditorial qu’aux  lecteurs.

Il serait également utile de publier des informations sur les fêtes inscrites au calendrier (s'il y a lieu) - plus particulièrement des informations quant à leur signification profonde.

Ces temps-ci, nous voyons paraître de par le monde un grand nombre de documents Sai de qualité. Il serait utile qu'un responsable du personnel éditorial surveille ces nouveautés ainsi que l’endroit où elles sont publiées, afin d’attirer l’attention sur elles.

Je sais par expérience que les fidèles apprécient tout particulièrement les informations pratiques. Nous vivons une époque troublée et il m’a été donné de constater qu’il arrive même aux étudiants de Swami d’être déconcertés par les évènements ayant lieu dans le monde. À tel point qu’ils se demandent parfois s'il est véritablement possible de mener une vie dharmique. J'essaye de stimuler leur confiance de deux manières : la première, en leur racontant l’histoire de ceux qui, dans ce monde déjanté dans lequel nous vivons, se sont toujours conduits avec droiture et sont parvenus au sommet. Croyez-le ou non mais, lorsque l’on est déterminé à vivre selon la loi du Dharma, Swami nous tend à chaque instant une main très secourable. De telles anecdotes ne sont pas seulement grandement appréciées, elles aident également ceux qui ont besoin de développer leur confiance en eux pour faire face aux défis du monde d'aujourd'hui. J’aimerais souligner que si nous devons suivre la loi du Dharma, ce n’est pas parce que X ou Y le demande, mais parce que notre Conscience l’exige. Swami répète très souvent que la Conscience est notre seul vrai Maître, qu’elle est comme Dieu qui nous habite de l’intérieur. Et si nous croyons vraiment que Swami est Dieu, alors il nous faut accepter qu'Il vive également à l’intérieur de nous. C’est d’ailleurs très précisément ce qu’Il veut dire lorsqu’Il prononce ces paroles : « Je suis en vous ». Il est donc nécessaire que nous trouvions le plus de moyens possible de diffuser ce message-là en permanence.

Il est également un autre point qu’il faut mettre en lumière ; c’est le type de relation que les fidèles construisent avec Swami. Les dévots développent habituellement une équation personnelle avec Swami/Dieu et considèrent cela comme un but en soi. Alors que ce que Swami attend de nous, c’est que nous voyions constamment Dieu/Swami dans la Société et que nous agissions en conséquence. Ce qui a entraîné de par le monde d’énormes conflits et problèmes sociaux, de même que la destruction rapide de notre environnement et de notre écosystème, c'est notre manque de respect quasi-total pour la Société ainsi que notre incapacité à voir Dieu au sein même de la Nature. En d'autres termes, il serait plus qu’utile d'attirer l'attention sur le rôle de l'homme dans la Société et de souligner à quel point ce rôle est important.

Notre devoir envers la Société et la Nature commence par le soin que nous devons apporter à notre corps physique qui est véritablement un Temple construit par Dieu Lui-même. Si nous prenions soin de notre corps et apprenions à nos enfants à faire de même en leur donnant l’exemple, nous n’assisterions pas aujourd’hui à une augmentation aussi alarmante de l’obésité et du diabète chez les enfants. Il y a tant de choses que nous pourrions faire pour aider à la protection et à la conservation de la Société et de l'environnement, à commencer par ce travail-là.

En bref, une foule de choses présentant une importance pratique immédiate et découlant directement des enseignements de Swami ont besoin d’être mises en valeur ; et les magazines Sai devraient jouer un rôle particulièrement actif dans leur promotion. Quant à l'Organisation elle-même, elle doit en venir à considérer la diffusion de ces enseignements comme une activité essentielle et lui apporter tout le soutien nécessaire, plus particulièrement en identifiant les personnes qui possèdent les compétences en communication adéquates et en leur confiant les responsabilités appropriées. Comme l’a dit le Dr Goldstein dans ses remarques préliminaires : « Communiquer, c’est comprendre et résoudre. » Il y a tant de doutes dans l’esprit des fidèles, et ces doutes ont besoin d’être compris et résolus.

Les gens recherchent le plus souvent la facilité et se contentent d’accepter les enseignements de Swami qui leur conviennent tout en ignorant les autres. Cela ne devrait pas être. Nous ne devons pas contribuer à entretenir la tendance qui veut que seule compte la réponse à cette question : « Qu’est-ce que j’ai à y gagner ? ». Au contraire, il faut être motivé pour servir Dieu et consentir à tous les sacrifices exigés. Il ne faut surtout pas faire à l’instar de Kennedy qui se demandait : « Qu’est-ce que je devrais demander à Dieu ? », mais plutôt réfléchir à la manière dont nous pouvons servir Dieu. Au travers des articles et des éditoriaux appropriés, les lecteurs doivent être constamment poussés à l'introspection ; ils doivent également sentir qu’il leur est nécessaire de se rapprocher de Swami. En d'autres termes, les magazines Sai doivent jouer un rôle actif en tant que Gardiens de la Conscience de leurs lecteurs.

Il faut faire tout particulièrement attention à sensibiliser les lecteurs à la nécessité d’avoir pleine confiance en Swami. Il est déplorable de voir qu’il y a tant de fidèles crédules, prêts à suivre n’importe quelle personne se réclamant d’un lien spécial avec Swami, en dépit des nombreux avertissements parus régulièrement dans le Sanathana Sarathi, en dépit également des innombrables déclarations faites par Bhagavan Baba Lui-même dans Ses Discours soulignant qu’Il n'a aucun représentant et que tous ceux qui se présentent comme des agents personnels de Sai, clamant qu’ils ont reçu de Lui des pouvoirs spéciaux et/ou la responsabilité de collecter des fonds en Son Nom, sont en fait des imposteurs, Cela me paraît être le résultat d'un profond sentiment d'insécurité. Il faut donc concentrer tous nos efforts sur la tâche qui consiste à faire comprendre aux fidèles qu'il n'y a aucune crainte à avoir tant que Swami est là, qu'Il est véritablement là, dans le Coeur du fidèle, qu’Il est disponible à tout moment et en tout lieu, et que tout ce qu’il y a à faire pour être en contact avec Lui, c’est de prier sincèrement et intensément. Ce serait une honte sans nom que de permettre à cette forme maladive d'ignorance spirituelle de continuer à exister au 21ème siècle. Cela a assez duré. Dès à présent, une campagne de fond doit être menée afin d’« éduquer » de tels fidèles et de les aider à s’extirper de l’état d’ignorance dans lequel ils sont - état qu’ils s’auto-imposent. Or, franchement, je ne vois aucune action de sensibilisation de ce type dans les journaux Sai à l’heure actuelle. Nous pourrions sûrement faire tellement plus dans ce domaine - uniquement là où c’est nécessaire, bien entendu.

Il y a encore un autre domaine qui a besoin d’être amélioré : c’est celui de l’information sur les actions menées localement, plus particulièrement les actions d’aide. Swami nous dit régulièrement que servir l’homme, c’est servir Dieu. Et en réponse à Son appel, quantité de merveilleuses actions sont menées de par le monde. Cependant, on en parle très peu et quand on en parle, on ne dit souvent que le strict minimum !

La communication est un puissant outil mis à notre disposition et les textes parlant des actions d’aide devraient INSPIRER les gens. Au lieu de cela, ils sont souvent présentés de façon si dénuée d’intérêt qu’ils découragent le lecteur. Je crois que l’on peut corriger ce défaut en encourageant ceux qui préparent les textes à apprendre des médias, à observer comment ces derniers pratiquent. Il faut en effet parvenir à éveiller un véritable intérêt chez le lecteur en provoquant en lui un élan d’humanité, car c’est ainsi que l’on motive son intérêt. Dans ce contexte, j'invite les rédacteurs à étudier soigneusement l'Edition Spéciale consacrée au récent Tsunami, parue dans le magazine Heart to Heart et éditée par Radio Sai. Elle comporte environ 80 pages facilement téléchargeables sur le site web www.radiosai.org de Radio Sai. Je les encourage également à s’intéresser à l’ouvrage LOVE ALL, SERVE ALL (AIMEZ TOUS LES ÊTRES, AIDEZ TOUS LES ÊTRES), un des cinq volumes édités à titre spécial comme cadeau Souvenir à l’occasion du 80ème Anniversaire. Le Prasanthi Digital Studio a également produit un documentaire de 15 minutes sur les actions Sai menées en Afrique, tiré d’une vidéo très complète réalisée consciencieusement et à notre demande par Gene Massey. Nous avons constaté que ce film a ému pratiquement tous ceux qui l’on vu, tant le sentiment d’inspiration qui s’en dégage est fort. Des reportages détaillés et fidèles à l’esprit des actions Sai peuvent non seulement toucher les Cœurs, mais également motiver de nombreux lecteurs à rejoindre le mouvement alors qu’ils n’y avaient jusque-là jamais pensé.

5. STRATÉGIES POUR RENFORCER L’INTERET DES LECTEURS

Se contenter d’éditer un magazine est loin d’être suffisant. Si ce dernier ne suscite pas assez l’intérêt de ses lecteurs, il risque de tomber rapidement dans l’oubli. Pour éviter cela, il faut respecter deux règles : tout d’abord, les sujets proposés doivent tout bonnement présenter un intérêt ; il faut ensuite qu’ils soient traités d'une manière intéressante. Prenons l’exemple d’un texte parlant d’une retraite ou d’un sujet semblable. Celui qui écrit sur un tel sujet d’une manière sèche et dépourvue d’intérêt n’inspirera pas le lecteur. J'ai vu un grand nombre d’articles de ce genre dans des magazines dits « officiels » - pas nécessairement des magazines Sai. La raison principale en est que, oubliant souvent tout professionnalisme, l'auteur effectue ce qui n’est pour lui qu’un travail de routine.

Dans le monde professionnel, les journalistes ont une passion pour tout ce qui est réellement attrayant et constitue ce qu’on appelle communément une « histoire ». Les journalistes recherchent ces « histoires » et, quand ils en tiennent une, ils se concentrent alors sur la manière de la rendre la plus intéressante possible. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille INVENTER des histoires ! Ce que je veux dire c’est que l’histoire quelle qu’elle soit doit être présentée de façon à captiver l’attention du lecteur en suscitant chez lui un élan d’humanité.

En bref, étant donné les sommes qu’il faut investir pour éditer un magazine, il est essentiel que l’équipe éditoriale soit performante. Ce n'est pas facile, d’autant plus que le travail que l’on effectue pour éditer un magazine Sai doit être motivé essentiellement par l’amour et non pas par l'argent ou pour atteindre la renommée littéraire ! J'espère néanmoins que l'amour porté à Swami motive bien des volontaires.

Nous nous trouvons malgré tout confrontés à un paradoxe. D’un côté, il est difficile de trouver des volontaires prêts à travailler pour un magazine. D'un autre côté, il existe dans de nombreux pays un grand nombre de personnes possédant les qualités requises pour effectuer ce travail mais qui n’ont pas la chance de pouvoir relever un tel défi. Ce serait une bonne idée si nous travaillions à identifier ces personnes, plus particulièrement les jeunes [plus désireux que leurs aînés d’exprimer leurs talents et leur imagination], afin de leur confier ce travail.

Bien sûr, constituer de telles équipes présente un problème de fonctionnement. Toutes les opérations concernant la publication d'un magazine doivent être centralisées et il est impossible pour une équipe d’être performante si les membres qui la composent se trouvent à des kilomètres de distance les uns des autres. Pour contrer ce problème néanmoins, il existe une alternative attrayante que nous pourrions explorer.

Pour les pays équipés d’un réseau Internet de qualité, un magazine électronique prend tout son sens, bien plus qu’un magazine imprimé. Cela présente également plusieurs avantages.  Tout d’abord, étant donné qu’il n’y a aucun frais d’impression, le coût de l’édition est particulièrement peu élevé. Deuxièmement, avec ce système, il n’y a pas non plus de frais de distribution. Troisièmement, le magazine électronique est accessible gratuitement à tous, ce qui présente l’énorme avantage de pouvoir augmenter de beaucoup le lectorat. De plus, étant donné que la production repose sur des outils électroniques, il est possible pour une équipe de rédaction composée de gens disséminés sur tout le territoire de travailler en cohésion afin de produire le magazine. En outre, vu l’attrait de l’outil électronique sur les jeunes, ce projet permettrait à ces derniers de prendre part à la réalisation du magazine. En plus des avantages susmentionnés, le magazine électronique libère le rédacteur du souci posé par le nombre de pages tout en lui permettant d'ajouter librement de la couleur et des photos. En effet, alors que pour les magazines imprimés, tout cela représente des frais supplémentaires importants, il n’en est rien pour ce qui est des magazines électroniques.

Cela dit, il est bien entendu nécessaire que l’ensemble du fonctionnement soit chapeauté par un ou plusieurs membres plus expérimentés afin que la qualité générale de la production ne souffre pas d’un excès d’enthousiasme et ne bascule dans le sensationnel ! Car, quelle que soit sa forme, quel que soit également l’endroit où il est publié, un magazine Sai doit toujours être empreint de dignité afin de provoquer chez le lecteur un sentiment de révérence envers Swami, envers Ses enseignements, Ses missions, Ses dévots, envers la Nature elle-même et tous nos frères humains. La polémique doit être évitée à tout prix et le contenu doit laisser transparaître l’amour afin d’inspirer à tous ceux qui le parcourent des sentiments de compassion ainsi qu’un esprit tourné vers l’aide à donner.

Qu’il soit imprimé ou électronique, un magazine est aujourd’hui peu susceptible d'être populaire s’il ne provoque pas dans le subconscient du lecteur un élan particulier qui lui donne l’impression de participer. Qu’on adhère ou pas, le terme de « participation » est devenu le mot à la mode dans les médias modernes. Des journaux à la télévision, les promoteurs de l'information font tout leur possible pour impliquer le lecteur et/ou l’auditeur et/ou le spectateur d’une façon ou d’une autre. C'est un facteur psychologique primordial. J'ai vu beaucoup de magazines adopter une position très rigide sur tel ou tel sujet et, ensuite, devoir en payer le prix en perdant énormément de lecteurs. Il n’est plus aujourd’hui possible d’être entendu simplement parce que l’on crie plus fort que les autres. L’avenir appartient à ceux qui savent se faire entendre au milieu de la cacophonie régnante, sans compromettre leurs principes de base ou tomber dans le mauvais goût. À Radio Sai par exemple, ainsi que dans notre magazine Heart to Heart, nous sommes constamment soumis à la pression de ceux qui voudraient nous voir publier des informations relevant du commérage. Nous sommes pourtant toujours restés très fermes sur ce point. Et nous n’en avons pas perdu nos « clients » pour autant. Cela vient du fait que nous avons toujours fait tout notre possible pour rendre intéressants les sujets les plus « rébarbatifs ». Nous avons même réussi dans cette tâche. Il n’est pas un jour sans que nous ne recevions de nombreux courriers nous complimentant sur les divers articles publiés et/ou les programmes diffusés. C'est un travail difficile, mais le travail que nous faisons pour Dieu n'est jamais facile !

Si nous nous en sortons si bien, c’est parce que nous considérons le lecteur et l’auditeur comme Dieu ; et je recommande de tout cœur à ceux qui s’occupent de publications Sai d’en faire autant. Nous devons servir ce lecteur et/ou cet auditeur que nous ne voyons pas et ne connaissons pas avec la même ferveur que si nous servions Swami Lui-même. À Radio Sai tout comme dans le magazine Heart to Heart, nous ne nous permettons jamais d'oublier cette règle d'or, ne serait-ce qu’un instant, et cette stratégie est payante.

6. A PROPOS DE L’AUTHENTICITE DE LA TRADUCTION

Beaucoup de dévots étrangers sont passablement préoccupés par le fait que sont publiées de nombreuses versions anglaises d’un même Discours de Swami. Cela les surprend et ils nous demandent : « Quelle est (s'il y en a une) la version authentique ? À l'avenir, ne pourrait-on pas avoir une seule version, LA version officielle ? »

Je comprends ce qui les inquiète et j’aimerais m’exprimer sur ce point, d'autant plus que j’ai été personnellement impliqué dans la sélection de nombreux Discours à traduire en plusieurs langues et à diffuser sur Radio Sai.

Je commencerai par certains faits historiques auxquels les gens en général ne semblent pas prêter beaucoup d'attention.

Prenons tout d’abord la Bhagavad-gîtâ, donnée à l'homme par Dieu il y a environ cinq mille ans. L'original est en Sanskrit et comprend sept cents versets. Pourtant, il existe plusieurs autres versions de ce texte, des versions ne comprenant qu’une douzaine de versets, ou un peu plus, ce qui soulève la question suivante : Quelle est « la version officielle ? » Heureusement, ou malheureusement, personne ne peut répondre à cette question. Prenons à présent le cas du Nouveau Testament de la Sainte Bible. Chacun sait qu’il se compose de quatre Évangiles qui tous contiennent une description des événements parmi les plus marquants de la vie du Christ ainsi que de ses enseignements. Si l’on veut se référer seulement aux paroles prononcées par le Christ, on peut se demander lequel de ces quatre évangiles est le plus à même d’être considéré comme la version « officielle ». Or, lorsque l’on considère la façon dont l’histoire à traité cette question, on voit qu’elle s’est surtout concentrée sur le CONTENU du message, pas sur les mots traduisant le message. Ce point est particulièrement important et j’aimerais m’y attarder un peu. Que l’on se penche sur le cas de la Bhagavad-gîtâ ou sur celui des Evangiles, l’essence est la même dans les différentes versions proposées, même si les mots qui la véhiculent ne sont pas toujours identiques. Pour ce qui est de la Gîtâ plus particulièrement, que l’on compulse une version contenant sept cents versets ou une version qui en présente un nombre différent, on n’y trouvera jamais qu’une douzaine de versets clé, lesquels sont les mêmes dans toutes les versions. Il en résulte que la version que l’on consulte importe peu. Voilà ce que je voulais souligner en tout premier. D’après moi, la même chose s’applique aux Evangiles ; même si les mots diffèrent de l’un à l’autre, le Christ apparaît dans tous comme l’incarnation de la compassion et de l’amour, et le CONTENU de son message reste le même.

Penchons-nous à présent sur la question de la traduction. Ne serait-ce qu’en anglais, il existe déjà un certain nombre de traductions de la Bhagavad-gîtâ et nous pouvons nous demander laquelle est la plus à même d’être considérée comme la traduction officielle. En effet, si l’on tenait à citer un verset précis de la Gîtâ en anglais, à laquelle des différentes traductions existantes devrait-on se référer ? Lorsque l’on envisage les choses sous cet angle, on s’aperçoit aussitôt qu’il n’y a AUCUNE version anglaise officielle, pas plus qu’il n’y a d’autorité compétente capable de désigner une version en particulier comme étant LA version officielle. Cela a-t-il découragé les érudits pour autant ? En général non, car ce que recherchent ces derniers, c’est toujours le contenu, l’esprit qui se trouve derrière les mots, pas les mots exacts eux-mêmes.

On pourrait néanmoins protester que tout cela n’a rien à voir avec notre problème. Swami est parmi nous et certaines autorités officielles ONT la capacité de statuer ; donc, ce genre de débat historique ne peut s’appliquer à ce cas précis. Cet argument est parfaitement recevable ; aussi, j’y répondrai en me fondant sur mon expérience.

Il y a quelques années de cela, nous sommes parvenus (à Radio Sai) à mettre la main sur un ensemble précieux d’enregistrements audio de Discours prononcés par Swami au début des années soixante-dix. Ces Discours avaient été donnés lors d’une conférence d’été sur le thème du Bhaja Govindam, un de mes sujets préférés. J’avais lu, peu avant, le texte tel qu’on le trouve dans une série de publications baptisées Summer Showers in Brindavan, qui présentent les Discours sous une forme écrite. À cette époque, feu M. Kasturi était chargé de la traduction des Discours et de la préparation de la version écrite. Un jour où le Discours était diffusé sur les ondes, je m’assis près de ma radio avec en main l’ouvrage écrit par M. Kasturi. La traduction diffusée à la radio était faite par feu le Dr Bhagavantam, un scientifique très respecté, également érudit reconnu qui maîtrisait à la fois le telugu et l’anglais. La comparaison entre la traduction orale de M. Bhagavantam et celle, écrite, de M. Kasturi faisait ressortir de nombreuses différences. Si bien que j’en suis arrivé à me poser moi-même la question de savoir quelle était la version correcte. Vous comprenez, à l’époque, j’étais nouveau dans le métier et ces différences me surprenaient au plus haut point. Aujourd’hui, cela ne m’arrive plus, car cela fait de nombreuses années que je suis confronté à ce phénomène. Mais, du fait que ces questions ne sont pratiquement jamais abordées, je pense qu’il serait bon de saisir ici l’opportunité de clarifier plusieurs points.

La première chose que j’ai pu remarquer est qu’il existe une différence flagrante entre la façon dont l’oreille réagit à une information donnée et la façon dont l’œil, qui lit mais n’entend pas, perçoit cette information. Cela peut paraître trivial alors qu’en fait cela soulève un point profondément psychologique. Contrairement à l’œil, l’oreille est infiniment tolérante à l’erreur. De nombreuses personnes qui s’expriment pourtant sans aucune préparation préalable ont des problèmes de syntaxe. Certains préfèrent répéter avant de donner leur discours, afin de s’y préparer. Pourtant, lorsque nous écoutons un programme enregistré sur cassette ou CD, nous ne prêtons pas en général attention aux erreurs commises. En revanche, si le discours oral est ensuite diffusé textuellement à l’écrit, le lecteur sera choqué par les fautes qu’il y découvrira !

Je sais cela d’expérience. En travaillant pour Radio Sai, j’ai été amené à interviewer de nombreuses personnes et nous avons reçu beaucoup de lettres d’auditeurs satisfaits de nos programmes. Mais, lorsque j’ai eu l’idée de rendre ces interviews accessibles à l’écrit dans notre magazine Heart to Heart diffusé sur le Net et qu’il m’a fallu en faire la transcription, j’ai alors rencontré de nombreuses difficultés. J’ai vite compris qu’il était impossible de publier mot pour mot ce qui avait été enregistré au micro. Un sérieux travail sur la forme était nécessaire avant d’éditer les documents. Autrement, le résultat aurait été terrible. Aussi me suis-je attelé à ajouter des transitions, à effacer les interjections faites par moi au cours de l’interview, à corriger la grammaire, etc., ce jusqu’à ce que le produit final soit adapté à la forme écrite.

Peu sont conscients que lorsqu’un article est proposé à un journal, des relecteurs le remanient afin de le rendre adéquat à l’écrit. Même les écrivains reconnus doivent soumettre leur travail à la relecture s’ils veulent que ce dernier soit publié.

J’ai fini par apprendre que, lorsqu’une présentation orale est soumise à une diffusion écrite, certaines règles de base doivent être respectées ; c’est pour cette raison que la version écrite de M. Kasturi variait de celle, orale, de M. Bhagavantam. Toutes deux présentent néanmoins un intérêt particulier, l’une étant parfaitement adaptée à ce que l’œil perçoit et l’autre à ce qu’accepte l’oreille ; quant à la substance, elle demeure la même. J’ai d’ailleurs appris récemment que de nombreux programmes diffusés par la Radio Publique Nationale aux Etats-Unis (une instance réellement excellente) étaient en fait adaptés. J’ai appris cela lorsque le sujet de l’éthique dans les cas d’adaptation de documents a été soulevé par un correspondant du New York Times (il me semble). La station de radio a admis que les enregistrements en studio n’étaient pas diffusés sous leur forme première mais retravaillés afin d’obtenir une conversation fluide entre l’invité et le présentateur ; les erreurs de syntaxe, les répétitions, les toux et autres interférences étaient donc systématiquement éliminées.

Je pourrais également vous livrer, entre parenthèses, les instructions que Swami m’a données lorsque j’ai demandé son aide à l’époque où je travaillais à la préparation de Ses Discours et de leur traduction simultanée dans plusieurs langues pour la diffusion sur Radio Sai. Swami m’a demandé d’effectuer les modifications suivantes : 1) éliminer toute référence faite par Lui à des individus en particulier ; 2) travailler à rendre la substance de Ses paroles plutôt que leur sens littéral et 3) faire en sorte que le produit final traduise uniquement le sens Spirituel du discours car cela seul est important pour l’humanité.

Parlant de traduction littérale, prenons l’exemple d’un ordinateur programmé pour traduire de l’anglais vers le russe et qui, pour la phrase « out of sight out of mind » - qui signifie en français « loin des yeux, loin du cœur » - proposerait la traduction suivante : « idiot invisible ». [1] Bien entendu, cet exemple a été inventé de toutes pièces, mais il illustre parfaitement les dangers qu’il y a à s’attacher de trop près au mot même et à négliger ce faisant l’essence réelle du message. Pour Swami, seule l’essence est importante. Voilà pourquoi Il parle souvent de l’essence de la Gîtâ à ses étudiants et non pas des détails qui se trouvent dans le texte. Ce qui ne signifie pas que les détails n’ont aucune importance ; cela signifie seulement qu’il serait idiot de passer à côté de l’essence du texte simplement parce que l’on s’est attaché de trop près aux détails.

Je ne suis pas en train de dire que ceux qui nous lisent ne sont pas conscients de cela, mais seulement que, lorsque j’ai fait ce travail pour Radio Sai, je me suis énormément inquiété de ce qui pourrait advenir le cas échéant. Cela dit, j’aimerais mentionner que, pendant cette période, nous avons dû diffuser une dizaine de Discours ainsi que leur traduction simultanée en allemand, en russe et même en persan. Quand je parle de traduction simultanée, je veux dire que l’on diffusait d’abord une partie du Discours prononcé par Swami, immédiatement suivie de sa traduction en russe ou en espagnol ou en quelque langue que ce fut, puis la partie suivante du Discours également suivie de sa traduction, et ainsi de suite jusqu’à la fin. Et croyez-moi, entendre véritablement la voix chaude et vibrante de Swami puis la traduction orale de son Discours n’a rien à voir, de près ou de loin, avec le fait de lire une simple traduction. Si j’ai dû mettre un terme à la diffusion de ce genre de programme, c’est à cause de pressions autres, mais nous souhaitons vraiment pouvoir reprendre cette activité, d’autant que nous avons en notre possession quelques centaines de Discours remarquables prononcés par Swami au cours des années 80 et 90. Ils sont véritablement incomparables. Il faut dire que la façon dont Swami les prononce est à la fois percutante et vibrante de sens. En les entendant, même une pierre serait émue au point de devenir immédiatement un dévot fervent. Si je lance cet appel à l’aide, c’est parce que nous ne sommes qu’une poignée de personnes à travailler ici, à Prashanti Nilayam, et que nous ne pouvons tout faire par nous-mêmes. Si cependant l’Organisation s’intéresse à ce que nous faisons et souhaite participer à cette noble tâche, alors nous serons en mesure de léguer un véritable trésor à la postérité.

Résumons donc les divers points que j’ai tenu à mettre en lumière jusqu’ici.

J’aimerais également suggérer qu’un groupe composé de cinq ou six traducteurs (sélectionnés parmi ceux qui traduisent dans les langues les plus demandées) se réunisse ici, à Prashanti Nilayam (ainsi que vous le faites vous-mêmes), à l’époque de l’Anniversaire peut-être, pour travailler sur les différents points relevant de la traduction et éditer un ensemble de règles qui devront être suivies dans leur globalité par tous les traducteurs. 

7. A PROPOS DES DROITS D’AUTEUR

En consultant le programme, j’ai pu voir que le thème des droits d’auteur avait déjà été abordé. D’une certaine manière, tous les copyrights relèvent directement de Dieu et, dans ce cas précis, ils relèvent littéralement de Lui ! Mais nous vivons dans un monde matériel et certaines questions pratiques doivent être prises en considération. Il est possible que je vous l’apprenne mais le fait est que, jusqu’à présent, le Central Trust ne s’est pas vraiment penché sur la question des copyrights. Or, les éditions Sai représentent aujourd’hui une activité internationale relativement importante et il est nécessaire d’y porter une attention réelle et sérieuse ; d’autant plus que nous nous occupons aujourd’hui non seulement de publication écrite mais également audio et vidéo.

Techniquement, les droits d’auteur reviennent directement à Swami. En tant que « propriétaire légal », il est de Son devoir de confier officiellement le souci du respect de Ses droits à Ses agents dans les divers pays où Il est édité, conformément à la loi en vigueur dans chaque pays. Le Juriste Conseil du Central Trust étudie actuellement la question et je suis certain que toutes les personnes concernées seront très bientôt mises au courant des décisions prises, ce qui inclut, bien sûr, la cellule de consultants de Prashanti. Nous devrions tous en entendre parler par le Président lui-même d’ici peu.

8. REMARQUES DE CONCLUSION

Pour la première fois, nous assistons à une conférence internationale réunissant toutes les personnes jouant un rôle dans les éditions Sai. Cela est un événement non seulement important mais déterminant et je souhaite féliciter le Dr Goldstein sans qui cette réunion n’aurait jamais vu le jour. Gardons cependant à l’esprit que cet événement n’est que le tout premier et que nous avons encore un long chemin à parcourir. Nous avons malgré tout posé la première pierre d’un édifice que nous serons, j’en suis certain, capables de continuer à bâtir rapidement et sans heurts.

Publier des documents Sai ne se résume pas à aligner des mots sur le papier ou sur l’écran d’un ordinateur. Cela implique de nombreuses responsabilités. À ceux qui pensent que chanter des Bhajans suffit, il faut faire comprendre que les Bhajans ne sont qu’un élément de la dévotion due à Dieu. À ceux qui sont immergés dans des actions d’aide qu’ils ne considèrent que comme des activités de routine (et nombre de personnes sont dans ce genre d’illusion), il faut faire comprendre que, si l’on ne s’y attèle pas avec l’esprit approprié, ce travail ne signifie rien. Dieu attend de nous que nous servions l’humanité afin de devenir meilleurs – c’est cela le véritable objectif des actions d’aide Sai. Quand nous nous mettons au service de ceux qui sont dans la détresse, nous devons ressentir leur souffrance et leur angoisse comme si c’étaient les nôtres ; il faut également prendre conscience qu’il n’y a aucune différence entre celui qui apporte son aide et celui qui reçoit cette aide. De la même manière, les mots que nous prononçons ne doivent pas uniquement informer mais, ce qui est plus important, inspirer et aider l’autre à changer. 

9. REMERCIEMENTS

Cet article est une version écrite du discours que j’ai donné lors de la Conférence des Editeurs à Prashanti Nilayam en juillet 2005 et je suis reconnaissant au Dr Goldstein de m’avoir offert l’opportunité de livrer certaines de mes pensées. Ma présentation orale reposait sur des notes uniquement, pas sur un texte rédigé. Après la conférence, de nombreuses personnes sont venues me voir pour me demander une copie de mon discours ; d’autres souhaitaient me communiquer leur ressenti. Cette version écrite est donc fondée non seulement sur les notes préparées pour mon discours mais également sur les commentaires que j’ai enregistrés après la conférence, et je suis reconnaissant à tous ceux qui ont apporté leur contribution. En dernier lieu, j’offre mon obéissance à notre Swami bien-aimé qui m’inspire de même qu’Il inspire chacun d’entre nous dans tout ce que nous faisons. Jai Sai Ram.



[1] « Out of sight » peut être traduit en français littéralement par « loin des yeux » ; pour ce qui est de « out of mind », la traduction qui convient ici est « loin du cœur », bien que le terme « mind » signifie littéralement « mental ». L’erreur de traduction faite par l’ordinateur dans l’exemple proposé vient du fait que l’expression « out of mind », prise hors du contexte de l’expression globale concernée, possède également le sens de « perdre l’esprit » - comme dans la question suivante que l’on pose à quelqu’un qui nous choque par son comportement : « Are you out of your mind ? », soit en français : « As-tu perdu l’esprit ? » - d’où la référence à quelqu’un d’idiot.